David DIOP PRIX GONCOURT EN CHINE

1 er Prix Goncourt en Chine ds4jp3dwkaafr5o.jpg_large     Prix Goncourt Lycéen

David DIOP lauréat du 1er Prix Goncourt en Chine

Finaliste malheureux du prix Goncourt, finalement repêché par celui des lycéens, l’écrivain remporte son troisième « Goncourt » après celui des Lycéens et le Choix de l’Orient. Pierre Assouline explique en quoi le Choix de la Chine est un nouveau prix important.

Le premier choix Goncourt de la Chine a distingué, samedi 24 novembre, David Diop pour son roman Frère d’âme, paru en août au Seuil. Le finaliste malheureux de plusieurs grands prix d’automne, dont le Goncourt français, avait déjà été désigné choix Goncourt de l’Orient début novembre avant de finalement parvenir à décrocher le Goncourt des lycéens quelques jours plus tard. Le récit suit Alfa Ndiaye et Mademba Diop, tirailleurs sénégalais et amis d’enfance, durant la Grande Guerre.
 
Sur les rives du fleuve bleu
Des représentants de onze universités chinoises se sont rassemblés à l’Institut Français de Wuhan, partenaire et initiateur du prix, pour désigner le lauréat de cette première édition du choix Goncourt de la Chine. Plus tôt dans le mois, le président du jury Du Qinggang, professeur de littérature française à l’université de Wuhan et spécialiste d’Henri Michaux s’était rendu à Paris afin d’organiser les préparatifs avec le président de l’Académie Goncourt Bernard Pivot et le dixième couvert Pierre Assouline. Ce dernier a fait le déplacement à Wuhan en tant que parrain pour assister aux délibérations.

Pierre Assouline explique à Livres Hebdo: « L’organisation était remarquable, il y avait une bonne préparation du côté chinois comme du côté français, avec de la curiosité et une vraie volonté. Surtout, j’ai constaté une très bonne connaissance du français et de sa littérature chez les professeurs et les étudiants. » Le biographe de Gaston Gallimard et d’Albert Londres a également profité de sa visite pour renseigner les organisateurs chinois sur les processus qui gouvernent l’attribution d’un choix Goncourt.

Préparé en l’espace de quelques mois seulement pour coïncider avec le 10e prix Fu Lei de la traduction franco-chinoise, le prix n’a pas été attribué, comme le veut la tradition, par un jury d’étudiants, mais par leurs professeurs. Une manière, selon Pierre Assouline, « d’amorcer la pompe » avant les prochaines éditions, qui devraient se dérouler dans les règles de l’art.

Un prix tourné vers les jeunes
« Le Goncourt choix de la Chine est résolument tourné vers les jeunes » indique le tout nouveau site de l’Académie Goncourt, qui rappelle les missions du programme de l’Institut français en lien avec le prix : favoriser les échanges avec les étudiants par l’organisation de conférences avec des membres du jury, inviter l’impétrant à venir en Chine pour une tournée de rencontres dans les universités et les écoles, ou encore susciter la traduction rapide des livres lauréats. Frère d’âme devrait ainsi être traduit et publié en Chine par la maison Haitan grâce au financement de l’Institut français de Wuhan.
 
« Il est très important que le choix Goncourt ne reste pas réservé en Chine à ceux qui lisent le français mais au contraire qu’il soit accessible à tous les étudiants ainsi qu’au grand public » indique l’Académie, qui rappelle que l’Empire du milieu se situe en tête des pays qui achètent des droits pour l’édition à la France.

Selon le Syndicat national de l’édition, la Chine représentait 26% du montant des droits de traduction vendus à l’international en 2017, douze points devant l’Italie, à 14%.
 
Révélés courant novembre, les choix Goncourt de la Roumanie, de la Suisse et de la Pologne ont récompensé Pauline Delabroy-Allard pour son roman Ca raconte Sarah paru aux éditions de Minuit.

Livres Hebdo Par Nicolas Turcev, le 26.11.2018

PRIX LITTERAIRES AUTOMNE 2018

PRIX  LITTERAIRES   AUTOMNE   2018

Lauréats Prix litteraires
Grand Prix du Roman de L’Académie française :
Camille Pascal  L’Été des quatre rois Grasset Prix Goncourt !
Nicolas Mathieu  Leurs enfants après eux Actes Sud
Prix Goncourt du Premier Roman :
Mahir Guven  Grand frère Philippe Rey
Prix Goncourt Lycéens :
David Diop  Frère d’âme   Seuil
Prix Roman Fnac :
Adeline Dieudonné  La Vraie vie L’Iconoclaste
Prix Médicis :
Pierre Guyotat  Idiotie Grasset Prix Médicis étranger :
Rachel Kushner  Le Mars Club ( trad de l’anglais) Stock
Prix Médicis Essai :
Stefano Missini  Les Frères Lehman  Globe
Prix Renaudot :
Valérie Manteau  Le Sillon Le Tripode
Prix Renaudot mention spéciale :
Philippe Lançon Le Lambeau Gallimard
Prix Renaudot Essai :
Olivia de Lamberterie  Avec toutes mes sympathies Stock
Prix Renaudot des lycéens :
Adeline Dieudonné  La Vraie vie L’Iconoclaste
Prix Femina :
Philippe Lançon Le Lambeau Gallimard   Prix Femina Etranger :
Alice McDermott La Neuvième heure ( trad de l’anglais) La Table Ronde  
Prix Femina Essai :
Elizabeth de Fontenay Gaspard de la nuit Stock
Prix Interallié :
Thomas B. Reverdy L ‘ Hiver du mécontentement Flammarion
Prix Littéraire du Monde : Jérôme Ferrari A son image Actes Sud
Grand Prix de Littérature Américaine : Richard Powers L’Arbre du Monde Le Cherche Midi
Prix Décembre : Michaël Ferrier François, portrait d’un absent Gallimard
Prix de Flore : Raphaël Rupert Anatomie de l’amant de ma femme L’Arbre vengeur
Prix Stanislas : Estelle-Sarah Bulle Là où les chiens aboient par la queue Liana Levi Prix Orange du Livre : Joachim Schnerf Cette nuit Zulma
Prix Premier Roman : Clélia Renucci Concours pour le Paradis Albin Michel
Prix Premier Roman étranger : Shih-Li Kow La Somme de nos folies (trad du chinois) Zulma
Prix Wepler : Nathalie Léger La Robe blanche P.O.L
Prix Weple mention spéciale : Bertrand Schefer Série noire P.O.L
Prix Virilo : Gauz Camarade Papa Le Nouvel Attila
Prix Trop Virilo : Jean Mattern Le Bleu du lac Sabine Wespieser
Prix Guillaume Apollinaire : Cécile Coulon Les Ronces Le Castor Astral
Prix Marguerite Yourcenar : Jean Echenoz (pour l’ensemble de son œuvre,) Ed de Minuit
Prix Quai des Orfèvres : Paul Mérault Le Cercle des impunis Fayard

HOMMAGE à Charles AZNAVOUR

HOMMAGE NATIONAL AUX INVALIDES

« Pendant longtemps encore, des millions d’hommes et de femmes entendront soudain naître dans un coin de leur mémoire la mélodie lointaine et les mots vrais de Charles Aznavour. Parce qu’en France, les poètes ne meurent jamais. » Emmanuel Macron 5 /10 /18

ECRIRE – Charles Aznavour

Rêver, chercher, apprendre
N’avoir que l’écriture et pour Maitre et pour Dieu
Tendre à la perfection à s’en crever les yeux
Choquer l’ordre établi pour imposer ses vues
Pourfendre

Choisir, saisir, comprendre
Remettre son travail cent fois sur le métier
Salir la toile vierge et pour mieux la souiller
Faire hurler, sans pudeur, tous ces espaces nus
Surprendre

Traverser les brouillards de l’imagination
Déguiser le réel de lambeaux d’abstraction
Désenchainer le trait par mille variations
Tuant les habitudes
Changer, créer, détruire

Pour briser les structures à jamais révolues
Prendre les contrepieds de tout ce qu’on a lu
S’investir dans son oeuvre à coeur et corps vaincus

Écrire ta peur de sueur, d’angoisse
Souffrant d’une étrange langueur
Qui s’estompe parfois mais qui refait bientôt surface
Usé de sa morale en jouant sur les moeurs
Et les idées du temps

Imposer sa vision des choses et des gens
Quitte à être pourtant maudit
Aller jusqu’au scandale
Capter de son sujet la moindre variation

Explorer sans relâche et la forme et le fond
Et puis l’oeuvre achevée, tout remettre en question
Déchiré d’inquiétude

Souffrir, maudire
Réduire l’art à sa volonté brulante d’énergie
Donner aux sujets morts comme un semblant de vie
Et lâchant ses démons sur la page engourdie
Écrire, Écrire
Écrire comme on parle et on crie
Il nous restera ça
Il nous restera ça

 

Lire à Limoges et autres actualités

 La 35e édition de Lire à Limoges : autour du président, l’académicien Dany Laferrière,  les organisateurs ont élu cette année treize invités d’honneur

13 grands noms de la littérature 

Timothée de Fombelle, Tatiana de Rosnay, Jean Dufaux, Caryl Férey, Michel Guérard, Léonora Miano, Alexandre Najjar, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin, Eve Ruggieri, Christian Signol et Jean Teulé. La liste de ces invités d’honneur tout juste dévoilée par les organisateurs est sujette à modification. 
300 auteurs attendus
 et Héloïse d’Ormesson :
Car l’un des temps forts de cette édition sera l’hommage rendu à son père Jean d’Ormesson, par ses pairs académiciens présents pendant ces trois jours à Limoges. Héloïse d’Ormesson vient d’annoncer par ailleurs la création d’un  « Prix Jean d’ Ormesson ». Il sera décerné le 6 juin 2018.

2 Nuit de la Lecture  Samedi 20 janvier 2018  2e Nuit de

Philip Roth, la mort d’un géant de la littérature américaine Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox Mis à jour le 23/05/2018 à 10H31,

 

 

Philip Roth, la mort d’un géant de la littérature américaine

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Mis à jour le 23/05/2018 à 10H31, publié le 23/05/2018 à 08H28

Philip Roth est mort mardi à 85 ans. Géant de la littérature américaine et mondiale, l’écrivain est mort six ans après avoir arrêté l’écriture et sans jamais avoir obtenu le Prix Nobel pour lequel il avait été si souvent cité.

Observateur lucide de la société américaine et de ses travers, ce natif de Newark (New Jersey) avait été régulièrement pressenti pour le Nobel de littérature, sans jamais l’obtenir. Il est notamment l’auteur de « Pastorale américaine » qui lui vaudra le prix Pulitzer en 1998. C’est le livre « Portnoy et son complexe » qui l’avait révélé au grand public en 1969, un ouvrage qui avait fait scandale, à la fois pour ses descriptions sexuelles très crues et sa façon d’aborder la judaïté.
Ces deux thèmes resteront présents dans la majeure partie de son oeuvre. Il sera plusieurs fois publiquement critiqué par des figures du judaïsme pour ses écrits sur la judaïté. Son style acéré et sarcastique aura marqué plusieurs générations de lecteurs ainsi que sa propension à mêler fiction et réalité, appuyant beaucoup de ses romans sur sa propre expérience. Il évoquait ainsi régulièrement dans ses livres le quartier de Weequahic, à Newark, où il a grandi, avant que des émeutes raciales en 1967 ne transforment la ville, vidée d’une bonne partie de ses habitants blancs. Celui qui partageait sa vie entre Manhattan et le Connecticut avait annoncé sa décision d’arrêter d’écrire en 2012. « Raconter des histoires, cette chose qui m’a été si précieuse durant toute mon existence, n’est plus au coeur de ma vie », expliquait-il au journal français Libération. « C’est étrange. Jamais je n’aurais imaginé qu’une chose pareille puisse m’arriver »

Un observateur avisé de la vie politique américaine

Peu attiré par les mondanités et les interviews, Philip Roth était un observateur avisé de la vie politique américaine. Il avait critiqué George Bush fils, « un homme incapable de faire tourner une quincaillerie, sans parler d’un pays comme celui-ci » (les Etats-Unis), selon lui, avant de soutenir Barack Obama. Plus récemment, il s’en était pris plusieurs fois à Donald Trump, qualifié de « menteur compulsif, un ignorant, un fanfaron, un être abject animé d’un esprit de revanche et déjà quelque peu sénile », dans un entretien au quotidien français Libération.

Josyane Savigneau : le prix Nobel « était devenu un gag » 

Le prix Nobel de littérature, qui a toujours snobé Philip Roth, « était devenu un gag pour lui », a affirmé mercredi l’écrivaine Josyane Savigneau. « Chaque année on en parlait, c’était devenu drôle », a déclaré sur France Inter la journaliste. amie de l’écrivain qui lui rendait régulièrement visite, et à laquelle il avait accordé un rare entretien pour le quotidien Libération en septembre 2017. « Le Nobel a quand même raté beaucoup de grands écrivains, n’est-ce pas? Proust, Joyce… je ne ferai pas toute la liste. (…) Et quand il a écrit ‘La Bête qui meurt’, qui est un livre assez sexuel, son agent l’a appelé : dis donc, tu viens encore de rater le Nobel! », a-t-elle raconté.

L’Américain a connu à la place à un autre honneur, en France, celui d’entrer de son vivant dans la collection la Pléiade, en 2017 à 84 ans. « Il était très content d’être dans la Pléiade. En octobre je lui ai apporté sa Pléiade. Il ne lit pas le français mais il était vraiment content », a rapporté Mme Savigneau.

David Simon : « A 85 ans, il était plus précis et pertinent, plus affûté intellectuellement et spirituel que n’importe qui »

« Kaddish (prière funéraire juive) pour Philip Roth, le grand romancier américain de notre monde d’après-guerre », a tweeté le scénariste David Simon (« The Wire » et « Treme » notamment). L’auteur a expliqué avoir rencontré l’écrivain il y a quelques mois pour discuter d’une adaptation télévisée de son roman « Le complot contre l’Amérique ». « A 85 ans, il était plus précis et pertinent, plus affûté intellectuellement et spirituel que n’importe qui, quel que soit son âge », a-t-il ajouté. « Quel esprit merveilleux et rigoureux. » 

ACTUALITES 2017 – 2018

   A C T U A L I T E S    2 0 1 7 – 2 0 1 8

Les best-sellers 2017, des plumes à la pointe
Amélie Nothomb, Michel Serres, Laetitia Colombani, Jean-Christophe Rufin... Les écrivains francophones champions en 2017 étaient au rendez-vous de L’Express à l’hôtel Intercontinental Paris Le Grand.
Deux jours avant les agapes, où il était convié pour son beau récit Sur les chemins noirs, Sylvain Tesson nous écrivait: « Hélas, je ne pourrai pas être des vôtres car je pars, la veille, pour le Tibet. Je pars pour observer la panthère des neiges près des sources du Mékong. Et comme je grelotterai à 5000 mètres d’altitude dans une grotte d’affût, je penserai bien à vous en me disant: j’aurais mieux fait d’aller au Café de la Paix. »   L’Express, publié le

2e Nuit de la lecture 20 janvier 2018

2 Nuit de la Lecture

Samedi 20 janvier 2018  2e Nuit de la lecture
Librairies, bibliothèques mais aussi hôpitaux : on pourra lire (et écouter des lectures) presque partout samedi à l’occasion de la 2e Nuit de la lecture : plus de 4.000 événements ont été recensés en France et dans le monde francophone pour ce que Françoise Nyssen a appelé un « rendez-vous pour tous, lecteurs voraces ou occasionnels ». « La lecture agrandit nos vies. Parce que c’est une passerelle vers le savoir, la connaissance, l’information ; une passerelle vers le rire, le rêve, les larmes ; vers des territoires et des époques que l’on ne connaîtrait pas autrement que par le récit des narrateurs qui nous y portent. C’est une passerelle vers l’Autre, aussi. La Nuit de la lecture est un moment de reconnaissance pour toutes celles et ceux qui sont engagés dans cette formidable aventure de la promotion de la lecture  » Editorial de Françoise Nyssen, Ministre de la Culture
 

LE LIVRE SUR LA PLACE 2017

Rufin Nancy
la 39e édition du Livre sur la Place
La plupart des romanciers de la rentrée se retrouvent à partir de vendredi à Nancy pour la 39e édition du Livre sur la Place, le premier grand rendez-vous littéraire de la saison, pour une centaine de débats, la remise de six prix littéraires, en présence des dix membres du jury du prix Goncourt. Des rencontres inédites avec quelque 600 écrivains dont le prix Nobel de littérature turc Orhan Pamuk sont au programme du festival nancéien Le Livre sur la Place jusqu’à dimanche.
Jean-Christophe Rufin , président de cette 39ème Edition, doit en effet se rendre samedi matin au centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville pour y rencontrer des détenus. L’une des bibliothèques du centre sera baptisée du nom de l’auteur. Culturebox le 8/09
Photos Est Républicain 9/09/17 Rufin Nothomb Nancy

FOIRE DU LIVRE DE FRANCFORT 2017

Kermess Foire du Livre37361063290_7dc3b17fd3_c  Foire du Livre de Francfort 11 au 15 octobre 2017

La France est l’invitée d’honneur pour la première fois depuis 28 ans de la plus grande manifestation littéraire européenne. Le Président de la République y a vanté la grandeur de notre langue et son aura européenne. En citant Goethe et Gérard de Nerval…
La France y sera en force avec près de 200 auteurs de l’Hexagone mais aussi des pays francophones, dont Michel Houellebecq, aussi lu en Allemagne qu’en France, le prix Nobel J.M.G. Le Clézio, l’auteur de best-sellers Michel Bussi ou le Franco-Congolais Alain Mabanckou, AmélieNothomb, , Virginie Despentes, Jean-Christophe Rufin …
Bernard Pivot, président de l’académie Goncourt, présent à Francfort avec les autres membres du jury et Leila Slimani,  a annoncé la deuxième sélection du plus prestigieux prix littéraire français. La troisième sélection sera livrée le 30 octobre, et c’est le 6 novembre que sera annoncé le nom du lauréat 2017.

 

La Grande Librairie François Busnel

La Grande librairie Janvier 2018

Mercredi 12 décembre 2018

Interroger le passé pour mieux comprendre notre époque. De la Révolution française à la Seconde Guerre mondiale, historiens, écrivains et auteurs de bandes dessinées retracent quelques-unes des plus grandes pages de l’histoire.
Pour comprendre l’histoire, il faut bien souvent en observer les guerres et les conflits. Bruno Cabanes se penche sur leurs formes, leurs particularités et leurs impacts, dans un livre collectif, Une histoire de la guerre (Seuil). Historiens, anthropologues, sociologues et politistes y proposent une synthèse, ouverte sur le monde, de cette histoire de la guerre, au front comme à l’arrière, dans les esprits comme sur les corps. 
Jeune historien, Charles-Eloi Vial retrace lui deux grands épisodes de la Révolution et de l’Empire napoléonien, avec deux ouvrages remarquables. Dans La famille royale au Temple (Perrin), il raconte le quotidien en captivité de Louis XVI et de sa famille dans la prison du temple, après l’émeute du 10 août 1792 qui les renverse. Avec un même sens de la narration et un intérêt pour sonder l’intimité, Charles-Eloi Vial revient sur l’exil et les derniers jours d’un Empereur dans Napoléon à Sainte-Hélène (Perrin).
À ses côtés, l’œil avisé de Mona Ozouf, l’une des plus importantes spécialistes de la Révolution française. Elle nous dira aussi pourquoi et jusqu’où les romans peuvent nous permettre de comprendre l’histoire. Dans son dernier livre, elle rend ainsi hommage à l’écrivain britannique George Eliot. Le portrait d’une femme affranchie et talentueuse, à l’image de sa contemporaine George Sand. L’autre George (Gallimard).
L’histoire est aussi culturelle. Michel Pastoureau en a fait sa spécialité. Après l’histoire des couleurs, il a étudié celle d’un animal objet de mythes et de fantasmes : le loup. Symbole de férocité et de violence, le loup terrifie l’homme. Une peur parfois infondée mais qui fait partie de l’histoire collective, comme la louve romaine ou la bête ridicule du Roman de Renart. Le loup. Une histoire culturelle (Seuil).
Et si la bande dessinée était le moyen le plus accessible de transmettre l’histoire ? Lui s’y essaye pour la première fois, Philippe Collin publie Le Voyage de Marcel Grob (Futuropolis), dessiné par Sébastien Goethals. Il raconte l’histoire des « Malgré-nous », ces jeunes hommes d’Alsace-Lorraine enrôlés de force dans l’armée allemande. Le journaliste revient sur cette tragédie à travers le destin de son grand-oncle, Marcel, à qui il avait tourné le dos en apprenant son appartenance passée aux Waffen-SS. Un récit sous forme de pardon.
Jacques Tardi retrace depuis plus de quarante ans l’histoire du XXème siècle en bandes dessinées. Après les Première et Deuxième Guerres mondiales, le dessinateur retrouve le personnage de René, son propre père, pour le troisième tome de la série qui lui est consacrée. Sorti du Stalag dans lequel il était emprisonné, René doit désormais vivre avec la guerre comme fardeau. L’armistice de 1945 n’a peut-être pas mis fin à l’horreur. Moi, René Tardi. Prisonnier de guerre au Stalag IIB. Tome 3. Après la guerre (Casterman).
 
Mercredi 5 décembre 2018
Changer de vie, ça vous tente ? Cette semaine, dans La Grande Librairie, je vous propose cinq romans dans lesquels les personnages se réinventent, pour le meilleur… et pour le pire.
  Maxime Chattam, s’est imposé comme l’un des maîtres du thriller et il faut dire que son dernier roman vous colle de sacrés frissons !  Le Signal (Albin Michel) part précisément de ce vieux rêve que nous avons tous fait : changer de vie. Une famille désire fuir le bouillonnement de la grande ville pour retrouver calme et sérénité. Mais très vite, le havre de paix va se transformer en cauchemar… Captivant et terrifiant. Un hommage au grand Stephen King et au génial Lovecraft.  Agnès Desarthe raconte, elle aussi, un changement de vie… nettement moins effrayant. Une famille française s’installe en Caroline du Nord. L’occasion d’observer à distance la France, meurtrie par les attentats. La Chance de leur vie (L’Olivier) est une réflexion, ironique et légère, sur le couple et le destin.
  Tout plaquer pour partir à l’aventure ! Jessie, l’héroïne du nouveau roman d’Anne-Marie Garat, n’a pas eu d’autre choix. À l’âge de six ans, elle doit suivre sa mère en exil, de la Californie jusqu’au Grand Nord-Ouest. Avec elle, plongez dans les paysages du Yukon et de l’Alaska des années 1930, à la rencontre des peuples amérindiens et d’innombrables secrets de famille ! Le Grand Nord-Ouest  est publié chez Actes Sud.
  Sophie Divry évoque aussi le changement de vie, mais lorsqu’il est contraint et forcé par une catastrophe (à l’échelle personnelle puis planétaire). Trois fois la fin du monde (Notabilia) est une brillantissime variation sur les mythes de Robinson Crusoé, de La Route (le chef d’œuvre de Cormac McCarthy) et sans doute du Procès de Kafka.
  À leurs côtés, Samuel Benchetrit propose une variation iconoclaste et hilarante sur la figure de l’écrivain loser, un peu branque, à côté de la plaque et du succès, dans Reviens (Grasset).

 

Mercredi 28 novembre 2018 
Vivre mieux, en accord avec soi-même et en harmonie avec la nature… Voici le programme que je vous propose, mercredi, dans La Grande Librairie. 
Comment être soi et s’accorder au monde ? Comment devenir plus vertueux ? Autant de questions auxquelles répond Frédéric Lenoir dans La sagesse, expliquée à ceux qui la cherchent (Seuil). Le philosophe nous engage à prendre de la hauteur, en cultivant notre curiosité et notre étonnement. 
Et si cette quête de sagesse devait passer par un retour à la nature ? Cette même nature que Serge Joncour nous restitue de façon éclatante dans Chien-loup (Flammarion), l’histoire d’un couple de Parisiens fuyant la ville pour se ressourcer à la campagne. Un roman qui entremêle deux histoires à un siècle de distance, avec pour toile de fond, la sauvagerie des hommes qui n’en finit pas de roder. 
La nature, heureuse comme dangereuse, est aussi au cœur du deuxième roman de Catherine Poulain. Deux ans après le succès de son premier livre, Le grand marin, la romancière nous plonge dans le quotidien des saisonniers agricoles en Provence, avec Le cœur blanc (L’Olivier). Une vie au grand air transformée en enfer par la dureté du travail, la violence, l’alcool et l’humiliation. 
Pour elle, la campagne a été une chance. La dessinatrice Catherine Meurisse livre, avec sa bande dessinée Les grands espaces (Dargaud), le récit de son enfance passée au plus près de la nature : découverte des plantes, des arbres, mais aussi des ravages de l’agriculture intensive et du remembrement. Le tout sous l’égide des écrivains, comme Pierre Loti et Marcel Proust, et des peintres, qu’elle découvre et qui feront d’elle la dessinatrice que nous connaissons aujourd’hui. 
À leurs côtés, je recevrai également Frans de Waal. Le primatologue, dont les travaux font autorité dans le monde entier, nous expliquera que les animaux sont aussi capables d’éprouver de multiples émotions. Et si le rire, la peur, la colère, le désir n’étaient pas le propre de l’homme. La dernière étreinte (Les liens qui libèrent). 
J’irai enfin à la rencontre de l’écrivain américain, Richard Powers. Je l’ai rencontré lors de son passage à Paris, au pied du plus vieil arbre de la capitale. Et pour cause… Dans L’arbre Monde (Le Cherche midi), le romancier raconte la lutte d’activistes, en 1990 aux États-Unis, engagés contre la destruction des forêts primaires et nous interroge sur la place de l’homme dans la nature. 
 
Mercredi 21 novembre 2018
Où allons-nous ? Comment mieux vivre dans la société actuelle ? Comment relever les défis que nous pose la société, régie par Internet et les réseaux sociaux ? Voilà les questions auxquelles répondront mes invités : romanciers, essayistes, philosophes, économistes.…
La société industrielle s’effondre. Elle laisse place à la société digitale. C’est le constat de Daniel Cohen. Dans son essai Il faut dire que les temps ont changé (Albin Michel), l’économiste s’interroge sur l’évolution de l’économie et des sociétés occidentales depuis cinquante ans, pour mieux comprendre la réalité d’aujourd’hui. Il ouvre également sa réflexion sur les enjeux de la révolution numérique, le transhumanisme ou encore l’avènement du populisme.
Notre histoire intellectuelle et politique (Seuil), de 1968 à 2018, est également observée par un historien. Pierre Rosanvallon retrace cinquante ans d’évolution des valeurs politiques, notamment à gauche, du militantisme des années 1960 au fatalisme des années 2000, en passant par le désarroi des années 1980 et 1990. Une histoire des idées politiques, agrémenté du récit de son propre itinéraire, qui permet de mieux comprendre notre nouvel horizon politique et intellectuel.
Quel est ce Cabinet de curiosités sociales (PUF) que nous invite à découvrir Gerald Bronner ? À partir de nombreux articles de presse, le sociologue analyse nos croyances collectives et la façon dont nous utilisons les objets de tous les jours. Cela lui permet de montrer comment nous nous représentons le monde qui nous entoure, parfois au mépris même de la réalité. Un exemple : Pourquoi pense-t-on que les chantiers sont toujours en retard ? Nous verrons que la réponse nous en dit beaucoup sur nous et notre société.
À leurs côtés, Natacha Appanah. La romancière et essayiste, a tenu pendant un an des chroniques, dans le journal La Croix. Elles sont aujourd’hui regroupées dans un livre, Une année lumière (Gallimard). L’écrivaine mauricienne observe l’actualité et délivre ses coups de gueule, contre la mondialisation, le sort réservé aux migrants, le racisme banalisé ou encore la montée des extrêmes.
Enfin, une nouvelle discipline scientifique nous aidera également à comprendre quel est le monde d’aujourd’hui : l’étude de la connerie. Sérieux et réjouissant, le livre collectif, dirigé par le psychologue Jean-François Marmion, tente de répondre à toutes les questions que vous vous posez sur les cons. Qui sont-ils ? Que se passe-t-il dans leurs têtes ? Le sommes-nous tous un peu ? Quelqu’un d’intelligent peut-il faire preuve de bêtise ou croire à des inepties ? Psychologie de la connerie (Éditions Sciences humaines), une autopsie de la bêtise sous toutes ses forme
Mona Chollet propose une passionnante réflexion sur l’antiféminisme à l’œuvre dans l’histoire à travers la figure des… sorcières. Qui sont les sorcières du XXIème siècle ? Celles que l’on dénonce encore sur la place publique ? La femme indépendante, la femme sans enfant et la femme âgée : trois personnages rejetés par la société, aujourd’hui encore. Ce livre, Sorcières. La puissance invaincue des femmes (Zones), ravira les amateurs d’histoire et tous ceux qui ne se contentent pas de la version officielle (c’est-à-dire masculine) de l’histoire.
La psychanalyse existerait-elle sans les femmes ? Non, répond la psychologue et psychanalyste Sarah Chiche, qui raconte comment les femmes ont inspiré la discipline et pose clairement la question : la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd’hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ? De la nourrice de Freud aux amants d’aujourd’hui, plongée au cœur des secrets de l’histoire psy dans Une histoire érotique de la psychanalyse (Payot).
La vie en marge de la société, c’est aussi ce que raconte Emmanuelle Bayamack-Tam, dans un roman que j’ai adoré : Arcadie (P.O.L.). La romancière imagine une communauté libertaire où vivent des individus inadaptés au monde extérieur, tous plus loufoques les uns que les autres. Parmi eux, Farah, une jeune fille en quête d’identité tout droit sortie d’un roman d’Amélie Nothomb estampillé P.O.L. Brillantissime !
Face à ces modèles d’émancipation féminine, Amélie Cordonnier ose écrire sur un tabou : la violence verbale. Dans Trancher (Flammarion), un roman au cordeau, elle raconte la vie d’une femme ravagée par les mots injurieux que lui adresse un homme qu’elle ne parvient pas à quitter. Troublant. Puissant. Plein de questions…

 

Mecredi 14 novembre 2018
Et si le meilleur moyen de comprendre le monde était de lire des romans ?
Le dernier livre de Jean d’Ormesson, Un hosanna sans fin, sort cette semaine dans la maison d’édition créée par sa fille, Héloïse. Un an après sa disparition, Jean d’Ormesson n’en finit pas de nous épater : Héloïse d’Ormesson viendra évoquer le livre-testament de son père. L’écrivain du bonheur nous invite à rêver, à espérer et à vivre. Son ultime livre s’accompagne du second volume de ses œuvres en Pléiade.
Autour d’elle, des femmes qui se battent en choisissant leurs armes : les mots. Aucun doute : Jean d’Ormesson les aurait trouvées épatantes !
Mona Chollet propose une passionnante réflexion sur l’antiféminisme à l’œuvre dans l’histoire à travers la figure des… sorcières. Qui sont les sorcières du XXIème siècle ? Celles que l’on dénonce encore sur la place publique ? La femme indépendante, la femme sans enfant et la femme âgée : trois personnages rejetés par la société, aujourd’hui encore. Ce livre, Sorcières. La puissance invaincue des femmes (Zones), ravira les amateurs d’histoire et tous ceux qui ne se contentent pas de la version officielle (c’est-à-dire masculine) de l’histoire.
La psychanalyse existerait-elle sans les femmes ? Non, répond la psychologue et psychanalyste Sarah Chiche, qui raconte comment les femmes ont inspiré la discipline et pose clairement la question : la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd’hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ? De la nourrice de Freud aux amants d’aujourd’hui, plongée au cœur des secrets de l’histoire psy dans Une histoire érotique de la psychanalyse (Payot).
La vie en marge de la société, c’est aussi ce que raconte Emmanuelle Bayamack-Tam, dans un roman que j’ai adoré : Arcadie (P.O.L.). La romancière imagine une communauté libertaire où vivent des individus inadaptés au monde extérieur, tous plus loufoques les uns que les autres. Parmi eux, Farah, une jeune fille en quête d’identité tout droit sortie d’un roman d’Amélie Nothomb estampillé P.O.L. Brillantissime !
Face à ces modèles d’émancipation féminine, Amélie Cordonnier ose écrire sur un tabou : la violence verbale. Dans Trancher (Flammarion), un roman au cordeau, elle raconte la vie d’une femme ravagée par les mots injurieux que lui adresse un homme qu’elle ne parvient pas à quitter. Troublant. Puissant. Plein de questions…
Mercredi 31 octobre
BADINTER 600eae51f4ad21189ea9134f0783fef3a940c7ec
Mercredi, je vous propose une émission spéciale avec Robert Badinter. 
Robert Badinter. Ce n’est pas l’avocat ni l’ancien ministre avec qui je m’entretiendrai mais l’écrivain. Robert Badinter publie Idiss (Fayard), récit poignant dans lequel il raconte l’histoire de sa grand-mère. L’histoire d’une famille juive dans l’Europe du XXème siècle, fuyant les pogroms de l’Empire russe pour s’installer en France et connaître une remarquable ascension sociale avant que ne vienne l’Occupation. Le jeune Robert Badinter perd sa grand-mère en 1942. Son père, Simon, sera arrêté et déporté en 1943. 
Robert Badinter reviendra aussi sur la Shoah et l’importance du travail de mémoire avec Annette Wieviorka. Trente ans après la première publication de Ils étaient juifs, résistants, communistes (Perrin), l’historienne propose une version augmentée de cette enquête passionnante. Porté par une cinquantaine de témoignages, ce livre retrace l’itinéraire de très jeunes résistants juifs, d’origines étrangères, au sein de la Main d’Œuvre Immigrée. Une page tragique de l’histoire de la résistance, trop souvent oubliée. 
À leurs côtés, Richard Berry. Il partage avec Robert Badinter l’amour des mots et de la plaidoirie. Le comédien endosse la robe d’avocat au Théâtre Antoine pour faire revivre, dans Plaidoiries, cinq grands procès : du combat de Gisèle Halimi pour l’avortement au procès de Maurice Papon, en passant par la défense de Christian Ranucci par Paul Lombard. L’occasion d’un échange entre Robert Badinter et Richard Berry sur toutes les facettes de cet art oratoire dans lequel l’ancien avocat est passé maître, notamment lorsqu’il fit voter la loi abolissant la peine de mort en France.
Mercredi 17 octobre 2018
Revisitons l’histoire de France en compagnie des romanciers et des historiens. Croiser les approches, c’est passionnant. Et vous allez découvrir les choses sous un nouvel angle !
Le philosophe Marcel Gauchet s’attaque au personnage le plus controversé de l’histoire de France : Robespierre. Fut-il un tyran ou un démocrate, un monstre ou un visionnaire ? Les deux, répond Marcel Gauchet qui livre une passionnante analyse de la complexité d’un homme qui fut à la fois le défenseur des droits de l’homme et de la Terreur. C’est aussi le portrait d’une époque, la Révolution française, dont l’onde se propage jusqu’à aujourd’hui. Robespierre L’homme qui nous divise le plus. (Gallimard)
Avec lui, l’historienne Michelle Perrot, grande figure de l’histoire des femmes, retrace le destin de George Sand, George Sand à Nohant (Seuil), dans sa maison de Nohant, au cœur du Berri, où l’on croise Chopin, Flaubert, Dumas ou Delacroix. Elle revient sur l’importance qu’a eu sa maison dans l’œuvre de l’écrivain : maison d’artistes où musique, littérature, peinture et théâtre se faisaient la conversation.
La journaliste Clara Dupont-Monod, passionnée par le Moyen Âge, fait revivre une reine de fer, Aliénor d’Aquitaine, successivement reine de France puis reine d’Angleterre dans La Révolte (Stock). Après avoir imaginé les premières années du règne d’Aliénor d’Aquitaine dans Le Roi disait que j’étais diable (il y a quatre ans), elle raconte la tentative de coup d’Etat qu’elle fomenta contre son mari Henri II Plantagenet. C’est leur fils, Richard Cœur de Lion, qui raconte…
Le romancier Marc Dugain revient sur ses souvenirs de tournage du film L’Echange des princesses, adapté du livre de l’historienne Chantal Thomas. Il raconte dans Intérieur jour (Robert Laffont) comment le cinéma et le roman peuvent aider à comprendre le travail des historiens professionnels. Il revient sur l’histoire de cet échange imposé au futur Louis XV par raison d’Etat mais aussi sur son grand-père, gueule cassée héros de son premier roman, La Chambre des officiers, et sur bien des pages de l’histoire de France.
David Diop rend hommage aux tirailleurs sénégalais engagés dans la Première guerre mondiale dans un roman superbe, Frère d’âme (Seuil) qui ne cache rien de l’horreur de ce conflit. Ce conte poignant sur la cruauté humaine et l’impossibilité du retour est un de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire.
    Mercredi 3 octobre
Pourquoi écrivez-vous ? De plus en plus d’écrivains répondent clairement : pour se confronter au réel, pour dire le monde. Cette semaine, je reçois quatre écrivains exceptionnels qui, par leurs récits ou leurs romans, racontent le monde qui nous entoure.
Faire effraction dans le réel (P.O.L), c’est le titre du livre collectif consacré à Emmanuel Carrère. De Michel Houellebecq à Pierre Michon, une vingtaine d’écrivains, cinéastes, plasticiens, racontent ce qu’ils doivent à l’oeuvre unique d’Emmanuel Carrère. Ce dernier sera sur le plateau de La Grande Librairie pour évoquer ce livre dirigé par Laurent Demanze et Dominique Rabaté dans lequel figurent de nombreux textes inédits.
   Laurent Gaudé plonge dans la mythologie africaine qu’il ne cesse de réinventer depuis La Mort du roi Tsongor (prix Goncourt des Lycéens) pour mieux évoquer le monde actuel : Salina (Actes Sud) est un magnifique conte moderne sur la vengeance et l’exil. Aux côtés du prix Goncourt 2004, la comédienne Rachida Brakni lira des extraits de son roman.
    Roberto Saviano l’auteur de Gomorra publie un roman, Piranhas (Gallimard). Depuis plus de dix ans, il est menacé de mort pour avoir dénoncé l’emprise et les méthodes de la mafia napolitaine. Il se penche cette fois sur les enfants de la Camorra et imagine un groupe de jeunes garçons prêts à tout pour régner sur la mafia locale. Il sera en exclusivité sur le plateau de La Grande Librairie.
   Boualem Sansal combat, lui, l’extrémisme religieux. Dans Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu (Gallimard), il met en parallèle un village allemand imaginaire, encerclé par de mystérieux ennemis et une jeune fille regrettant sa mère, morte suite aux attentats du 13 novembre 2015. Quand la fiction permet de dénoncer l’extrémisme et ses ravages.
Hommage à Charles AZNAVOUR :  Ecrire
 
 
  Mercredi 3 octobre
Pourquoi écrivez-vous ? De plus en plus d’écrivains répondent clairement : pour se confronter au réel, pour dire le monde. Cette semaine, je reçois quatre écrivains exceptionnels qui, par leurs récits ou leurs romans, racontent le monde qui nous entoure.
Faire effraction dans le réel (P.O.L), c’est le titre du livre collectif consacré à Emmanuel Carrère. De Michel Houellebecq à Pierre Michon, une vingtaine d’écrivains, cinéastes, plasticiens, racontent ce qu’ils doivent à l’oeuvre unique d’Emmanuel Carrère. Ce dernier sera sur le plateau de La Grande Librairie pour évoquer ce livre dirigé par Laurent Demanze et Dominique Rabaté dans lequel figurent de nombreux textes inédits.
   Laurent Gaudé plonge dans la mythologie africaine qu’il ne cesse de réinventer depuis La Mort du roi Tsongor (prix Goncourt des Lycéens) pour mieux évoquer le monde actuel : Salina (Actes Sud) est un magnifique conte moderne sur la vengeance et l’exil. Aux côtés du prix Goncourt 2004, la comédienne Rachida Brakni lira des extraits de son roman.
    Roberto Saviano l’auteur de Gomorra publie un roman, Piranhas (Gallimard). Depuis plus de dix ans, il est menacé de mort pour avoir dénoncé l’emprise et les méthodes de la mafia napolitaine. Il se penche cette fois sur les enfants de la Camorra et imagine un groupe de jeunes garçons prêts à tout pour régner sur la mafia locale. Il sera en exclusivité sur le plateau de La Grande Librairie.
   Boualem Sansal combat, lui, l’extrémisme religieux. Dans Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu (Gallimard), il met en parallèle un village allemand imaginaire, encerclé par de mystérieux ennemis et une jeune fille regrettant sa mère, morte suite aux attentats du 13 novembre 2015. Quand la fiction permet de dénoncer l’extrémisme et ses ravages.
Mercredi 26 septembre
  Mercredi, dans La Grande Librairie, mes invités nous révèleront leurs secrets de famille, les silences, les aveux et les non-dits qui les accompagnent.
Alain Mabanckou, chantre de la mémoire familiale africaine, présentera son nouveau roman, Les cigognes sont immortelles (Seuil). À travers le regard que pose un enfant sur les lourds secrets de sa mère, il croise l’histoire du Congo et l’histoire de sa famille, toutes deux transformées par l’assassinat du président congolais, en 1977.
Sophie Daull a perdu sa mère lorsqu’elle avait 19 ans, sauvagement assassinée. Trente ans après, entre fiction et réalité, elle imagine ce qu’est devenu le meurtrier et met en scène leur incroyable rencontre. Avec Au grand lavoir (Philippe Rey), la romancière franchit un nouveau pas dans l’écriture.
L’écriture pour rattraper les moments perdus, c’est aussi ce qu’a réalisé Éric Fottorino. Dans Dix-sept ans (Gallimard), le journaliste et romancier plonge dans le passé de sa mère, Lina, longtemps jugée sévèrement. Jusqu’au jour où celle-ci lui révèle un terrible secret…
À ses côtés, la philosophe Élisabeth de Fontenay s’emploie, dans Gaspard de la nuit (Stock), à donner une existence à son frère handicapé mental, ce vieil enfant de 80 ans qui ne parle plus. Un récit intime que l’écrivain aime à définir comme l’autobiographie de son frère.
Je recevrai également Olivia de Lamberterie. Dans Avec toutes mes sympathies (Stock), récit consacré à son frère disparu trop tôt, la journaliste nous apprend à user de la nostalgie heureuse pour ne pas oublier. Un portrait tendre, puissant et débordant de vie.
Enfin, je vous emmènerai au fin fond du Colorado ! Sur les traces de Dan Chaon qui fait de l’histoire familiale un thriller implacable dans Une douce lueur de malveillance (Albin Michel). Un écrivain à découvrir !
À mercredi !
 

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Mercredi 19 septembre
Événement ! Le Monde selon Garp de John Irving fête ses quarante ans sur le plateau de La Grande Librairie ! Un plateau exclusivement féminin accompagnera l’écrivain qui parle le mieux des femmes.
Livre culte de toute une génération, manifeste pour le droit des femmes et chef-d’œuvre littéraire, Le Monde selon Garp (réédité au Seuil), qui dénonçait en 1978 le patriarcat et les discriminations sexuelles, est encore aujourd’hui d’une criante actualité. John Irving sera là sur notre plateau pour nous rappeler ce que représentent l’écrivain Garp, l’infirmière « sexuellement suspecte » Jenny Fields et la transgenre Roberta Muldoon, à l’heure de #MeToo.
Le sexe et ses pratiques seront décryptés par Janine Mossuz-Lavau. Seize ans après sa première enquête, la sociologue s’est à nouveau penchée sur le lit des Français pour constater l’évolution de leurs pratiques en ce début de XXIème siècle. Sans tabous, elle nous dira tout sur La Vie sexuelle en France (La Martinière).
La découverte de la sexualité est au cœur du nouveau roman de Nina Bouraoui : Tous les hommes désirent naturellement savoir (JC Lattès). De la rencontre de ses parents à ses nuits parisiennes dans les années 1980, la romancière raconte son propre parcours, ses questionnements sur le genre et son homosexualité.
Le sexe a aussi sa face sombre. Dans Le Dernier Tango à Paris, film culte de 1972, une scène de sexe a détruit la vie de Maria Schneider. Devant les caméras, l’actrice a subi une véritable agression sexuelle orchestrée par Bernardo Bertolucci et Marlon Brando, dont elle ne s’est jamais relevée. Sa cousine Vanessa Schneider relate le destin tragique de cette étoile filante du cinéma dans Tu t’appelais Maria (Grasset).
Enfin, la journaliste et romancière Michèle Fitoussi rendra hommage à une illustre consœur : l’américaine Janet Flanner. Des années 1920 à la Libération, de New York à Paris, Janet (JC Lattès) nous fait suivre pas à pas le parcours de cette féministe trop peu connue qui a inventé le journalisme littéraire.
À mercredi !

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Mercredi 12 septembre 2018
De la folie à la fantaisie, il n’y a parfois qu’un pas que La Grande Librairie vous invite à franchir…
Boris Cyrulnik nous racontera à quoi ressemblait la folie avant même qu’elle n’existe : dans Histoire de la folie avant la psychiatrie (Odile Jacob), le neuropsychiatre raconte comment les hommes ont soigné la folie, usant des méthodes les plus absurdes et les plus abusives.
Tobie Nathan, spécialiste de l’ethnopsychiatrie s’intéresse depuis très longtemps aux populations migrantes. Dans son nouveau roman, L’Évangile selon Youri (Stock), il imagine la rencontre entre un psychiatre et un jeune Roumain aux pouvoirs surnaturels.
À leurs côtés, Yasmina Khadra ausculte une autre forme de folie : le terrorisme. Dans Khalil (Julliard), le romancier algérien n’hésite pas à entrer dans la tête d’un fou de dieu, l’un des assaillants du Stade de France, le 13 novembre 2015, pour mieux comprendre les origines du mal.
La folie terroriste est également évoquée par Valérie Manteau dans Le Sillon (Le Tripode). L’ancienne journaliste de Charlie Hebdo s’immerge dans la bouillonnante métropole d’Istanbul. Au fil de ses errances, elle nous fait vivre l’ambiance de la ville turque, avec ses paradoxes et ses militants démocrates désabusés.
Enfin, pour nous accompagner tout au long de cette émission, un invité exceptionnel : Salman Rushdie. L’auteur des Versets sataniques sera sur notre plateau en exclusivité. Il revient avec La Maison Golden (Actes Sud). Une fantaisie mettant en scène un énigmatique millionnaire indien, débarquant à New York avec ses trois enfants, qui est aussi une fascinante chronique de l’Amérique d’Obama à Trump et une réflexion sur le spectre des attentats islamistes. Un évènement !
À mercredi ! François Busnel

 

Chers amis,
La Grande Librairie est de retour à partir du 5 septembre 2018 ! Désormais, c’est le mercredi soir que je vous donne rendez-vous, toujours à 20h50 et toujours en direct.
Je suis sincèrement très heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison et je vous promets… bien des surprises !
Pour la première émission, je recevrai Maylis de Kerangal, Jérôme Ferrari, Joann Sfar, Adeline Dieudonné et… Amélie Nothomb.
Joann Sfar publie « Modèle vivant » (Albin Michel), un texte personnel qui est aussi une formidable mise au point sur ce que l’écrivain a le droit d’écrire à l’heure où les réseaux sociaux et le droit font rage. Il évoque également ce qu’est un (bon) portrait, son expérience de prof aux Beaux-Arts et la question du féminisme après #MeToo
Quatre ans après le succès de « Réparer les vivants », Maylis de Kerangal revient avec un roman ample et ambitieux, parfaitement maîtrisé : « Un monde à portée de main » (Verticales) nous plonge dans l’univers des artistes spécialistes du trompe-l’œil. Une façon d’interroger les rapports entre le vrai et le faux, la création et la reproduction… et l’art du portrait.
La photographie est au cœur du nouveau roman de Jérôme Ferrari, « À son image » (Actes Sud). Le Prix Goncourt 2012 propose une passionnante réflexion sur l’immédiateté de la photo, au travers de la représentation de la guerre et de la mort.
Et puis, pas de rentrée littéraire sans Amélie Nothomb ! Vous le savez : Amélie Nothomb est la marraine de cette émission. Elle sera donc à mes côtés pour ce premier rendez-vous de la saison et évoquera son 27ème roman, « Les prénoms épicènes » (Albin Michel), l’histoire d’une relation père-fille dans laquelle la frontière entre l’amour et la haine se montre particulièrement ténue.
La Grande Librairie, vous le savez, c’est aussi des découvertes : voici un premier roman stupéfiant, qui m’a littéralement subjugué : « La Vraie vie », d’Adeline Dieudonné (L’Iconoclaste) est pour moi le meilleur premier roman de la rentrée. Une découverte incontournable. Elle fera sa première télé mercredi soir.
À mercredi ! François Busnel

 

Jeudi 17 mai 2018 :
Cette semaine, La Grande Librairie invite des romanciers experts en affaires familiales. 
Après En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violenceÉdouard Louis signe un troisième roman autobiographique, Qui a tué mon père (Seuil). Une lettre d’amour à ce père physiquement détruit sous forme de brûlot politique. Un récit bouleversant.
À ses côtés, Pascale Kramer. À travers le portrait d’une famille comme les autres, Une famille (Flammarion) raconte comment la dérive alcoolique d’un frère bouleverse toute une fratrie.
Sur les traces d’une mère… Dans Le chagrin d’aimer (Grasset), Geneviève Brisac construit le portrait fragmenté de son insaisissable génitrice et s’interroge sur leurs rapports douloureux faits de malentendus, de non-dits et de rendez-vous manqués.
Une autre relation mère-fille. Celle de Violaine Huisman avec sa mère maniaco-dépressive. Dans ce premier roman, elle décrit l’amour inconditionnel d’une mère pour ses filles malgré la maladie. Fugitive parce que reine (Gallimard), un éloge poignant de la folie maternelle.
Mary Dorsan, infirmière en psychiatrie, publie Une passion pour le Y (Éditions P.O.L). Un ouvrage sous forme de discussion entre un patient, obsédé par la lettre Y, et une soignante qui s’interroge sur la folie.
Enfin j’accueillerai Franck Courtès. Dans son ouvrage La dernière photo (JC Lattès), l’écrivain revient sur sa carrière de photographe, métier qu’il a exercé avec passion pendant vingt ans et sa renaissance grâce à la littérature. 
À jeudi !

 

Jeudi  mai  2018

Cette semaine, La Grande Librairie se met au vert…
Quand la nature reprend ses droits… Zep signe The End (Rue de Sèvres), une bande dessinée très éloignée de l’univers de Titeuf dans laquelle les arbres rappellent cruellement les humains à l’ordre. Il sera accompagné en plateau par le grand spécialiste des arbres, le botaniste Francis Hallé dont il a fait un personnage de roman.
À leurs côtés, Jacques Tassin. Le chercheur en écologie végétale nous invite à regarder les arbres autrement. Penser comme un arbre (Odile Jacob) ou comment s’inspirer du comportement des arbres pour améliorer notre mode d’existence ?
Le paysagiste et romancier Gilles Clément dépeint dans Le grand B.A.L. (Actes Sud) un futur inquiétant : après de violents conflits, la biodiversité se retrouve entre les mains d’un consortium international.
Douglas Kennedy signe le dernier volume de sa trilogie La symphonie du hasard (Belfond). Après une escapade irlandaise, l’écrivain américain nous emmène sur la côte Est des États-Unis où l’on retrouve Alice, son héroïne, en quête de sérénité.
Enfin, j’accueillerai la romancière italienne Silvia Avallone. Dans un nouveau roman coup de poing (et coup de cœur), La Vie parfaite (Liana Levi), elle dresse le portrait d’une jeunesse exclue de la course au bonheur, désabusée, et confrontée à l’adoption et à la maternité
À jeudi !

 

Jeudi 10 mai  2018
Énigmes, scandales et oubliés… Cette semaine, La Grande Librairie perce les mystères de l’histoire. 
Qui était l’homme au masque de fer ? Émile Zola a-t-il été assassiné ? Accompagné d’un collège de chercheurs, l’historien Jean-Christian Petitfils  nous éclaire sur 20 épisodes mystérieux de notre histoire. Les énigmes de l’histoire de France (Perrin).
À ses côtés, Frédéric Vitoux. L’écrivain rend hommage à un oublié de l’histoire, le poète Henry Jean-Marie Levet. C’est parce qu’il l’a découvert à l’âge de 16 ans et qu’il ne l’a plus jamais quitté depuis qu’il lui consacre aujourd’hui un livre : L’Express de Bénarès (Fayard).
Après avoir exploré l’histoire de la pudeur, du coup de foudre et du couple, Jean Claude Bologne s’intéresse à l’ambiguïté du mot « scandale », de l’Antiquité à nos jours. Un essai passionnant. Histoire du scandale (Albin Michel). 
L’historienne Virginie Girod nous fera revivre l’histoire, au VIème siècle, de Théodora, prostituée et impératrice de Byzance (Tallandier). L’ascension fulgurante d’une courtisane qui a su gravir une par une les marches sociales jusqu’au sommet de l’État.
Enfin, l’écrivain François Taillandier viendra rendre hommage à celui qui a immortalisé le plus célèbre des cadets de Gascogne, Cyrano de Bergerac, et qui nous laisse une œuvre méconnue et incomprise : Edmond Rostand. Avec lui, un Cyrano plus vrai que nature : Jacques WeberEdmond Rostand, l’homme qui voulait bien faire (Éditions de l’Observatoire).
Jeudi 2 mai 2018
Cette semaine, La Grande Librairie se met au vert…
Quand la nature reprend ses droits… Zep signe The End (Rue de Sèvres), une bande dessinée très éloignée de l’univers de Titeuf dans laquelle les arbres rappellent cruellement les humains à l’ordre. Il sera accompagné en plateau par le grand spécialiste des arbres, le botaniste Francis Hallé dont il a fait un personnage de roman.
À leurs côtés, Jacques Tassin. Le chercheur en écologie végétale nous invite à regarder les arbres autrement. Penser comme un arbre (Odile Jacob) ou comment s’inspirer du comportement des arbres pour améliorer notre mode d’existence ?
Le paysagiste et romancier Gilles Clément dépeint dans Le grand B.A.L. (Actes Sud) un futur inquiétant : après de violents conflits, la biodiversité se retrouve entre les mains d’un consortium international.
Douglas Kennedy signe le dernier volume de sa trilogie La symphonie du hasard (Belfond). Après une escapade irlandaise, l’écrivain américain nous emmène sur la côte Est des États-Unis où l’on retrouve Alice, son héroïne, en quête de sérénité.
Enfin, j’accueillerai la romancière italienne Silvia Avallone. Dans un nouveau roman coup de poing (et coup de cœur), La Vie parfaite (Liana Levi), elle dresse le portrait d’une jeunesse exclue de la course au bonheur, désabusée, et confrontée à l’adoption et à la maternité
À jeudi !

Jeudi 26 avril 2018
Cette semaine, La Grande Librairie est d’humeur vagabonde et vous invite à parcourir le monde !
Un voyage dans le temps avec Sylvain Tesson. Du bord de la mer Égée, où il s’est retiré pour écrire, l’écrivain-voyageur nous invite à le suivre sur les traces de l’auteur de L’Iliade et L’Odyssée. Un été avec Homère (Éditions des Équateurs).
Une maison, des souvenirs et des fouilles mystérieuses… C’est le décor du nouveau roman de Philippe Djian, À l’aube (Gallimard). Le romancier nous emmène sur la côte Est des États-Unis, en Nouvelle-Angleterre. Une intrigue familiale entre ombres et lumière.   
Direction le Tibet, Dans les pas d’Alexandra David-Néel (Stock), première exploratrice à avoir franchi clandestinement, en 1924, 1800 kilomètres de montagnes et de vallées, entre Yunnan en Chine et Lhassa. Un exploit. Éric Faye et Christian Garcin retracent ce parcours exceptionnel.
Comment redécouvrir la Terre au XXIème siècle ? C’est la question posée par Cédric Gras dans Saisons du voyage (Stock). L’écrivain s’interroge sur notre manière de voyager et se souvient de ses échappés dans les Andes et en Eurasie.
Enfin, Le cœur content (Gallimard). Premier roman d’une jeune femme prometteuse, Nanoucha Van Moerkerkenland. Une aventure amoureuse sur les attentes et les désillusions de trois jeunes amants.
 
Jeudi 19 avril 2018 :
Cette semaine dans La Grande Librairie, ‘’trois femmes puissantes’’ : Toni Morrison, Christiane Taubira et Benoîte Groult racontée par sa fille.
Rencontre exceptionnelle avec l’écrivain culte Toni Morrison, prix Nobel de littérature, à New York. La romancière revient sur son parcours, ses engagements, la question du racisme et la libération de la parole des femmes après l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo. Elle vient de publier L’origine des autres (Éditions Christian Bourgois), formidable essai sur le racisme et l’altérité à travers la littérature. Interview exclusive.
Une autre femme révoltée, Benoîte Groult. Romancière, journaliste, militante, son œuvre est indissociable de ses combats en faveur du droit des femmes. Aujourd’hui Blandine de Caunes, sa fille, publie Journal d’Irlande (Grasset), le dernier projet de sa mère, interrompu par la mort en 2016. Le récit de 23 étés bercés par la mer, la pêche, les amis et les amours…
Enfin, Christiane Taubira, auteur et lectrice. Retirée de la politique, c’est l’amoureuse des mots qui viendra nous faire partager sa passion des livres et des auteurs. Elle publie Baroque sarabande (Philippe Rey). D’Aimé Césaire à René Char en passant par Simone Weil, une véritable ode à la littérature.
À jeudi !

 

Jeudi 12 avril 2018 :
Toute vérité est-elle bonne à dire ? Réponse dans  La Grande Librairie en présence d’un philosophe, d’une sociologue et d’un romancier… et d’un comédien…
Pierre Arditi lit ce qu’il aime. C’est le titre du spectacle que cet amoureux des mots donne au Théâtre du Rond-Point du 4 au 28 avril. Trois grands cycles de lectures consacrés à Jean-Michel Ribes, Yasmina Reza, Philippe Delerm et Michel Onfray.
Michel Onfray, justement, sera à ses côtés. Il publie Solstice d’hiver (Éditions de l’Observatoire), dans lequel il rassemble les passages les plus accablants du journal inédit d’Alain, et cherche à comprendre comment le philosophe pouvait être à la fois humaniste et empreint de relents antisémites.
Plongées vertigineuses dans les vies ordinaires avec Régis Jauffret. Onze ans après Microfictions, l’écrivain renouvelle l’expérience avec Microfictions 2018 (Gallimard). 500 récits grinçants et drôles sur notre époque et ses désillusions.
D’une photo perdue, la sociologue Nathalie Heinich livre une réflexion sur l’identité et ses origines dans Une histoire de France (Les impressions nouvelles). L’histoire nationale à travers le destin de deux familles d’exilés.
Enfin, le grand romancier John le Carré. Il nous reçoit sur ses terres en Cornouailles à l’occasion de la sortie de L‘héritage des espions (Seuil). Il revient sur ses années passées dans les services secrets, nous raconte comment il est passé de l’espionnage à la littérature, évoque Trump et Macron, et nous confie pourquoi, à 86 ans, l’envie de raconter des histoires est toujours aussi forte… Un événement.

 

Jeudi 5 avril 2018 :
Cette semaine dans La Grande Librairie, les écrivains nous ouvrent leurs albums de famille.
Daniel Pennac publie Mon frère (Gallimard). Un témoignage fort et tendre sur l’absence et le manque. L’écrivain s’adresse à ce frère disparu il y a 10 ans mais qui, depuis, ne cesse d’être à ses côtés.
Je recevrai également, Danièle Sallenave pour L’églantine et le muguet (Gallimard). De retour en Anjou, l’académicienne revisite les lieux familiers de son enfance et questionne l’héritage républicain reçu de ses parents instituteurs, au milieu du siècle dernier. 
Dans 15 ans, les deux tiers de la population française vivront en ville. Faut-il s’en réjouir ou le déplorer ? Réponse en présence d’Erik Orsenna et du paysagiste et architecte Nicolas Gilsoul. Ensemble, ils signent Désir de villes (Robert Laffont).
Des villes… et des champs ! Dans La Fraîcheur de l’herbe (Fayard), le grand historien Alain Corbin retrace l’aventure de l’herbe de l’antiquité à nos jours, à travers la littérature et l’histoire. Une promenade sensible et champêtre.
Enfin, rencontre exceptionnelle en Californie avec l’écrivain culte Jonathan Franzen. L’auteur des Corrections se livre comme rarement. Il évoque Donald Trump, l’environnement, le rôle de l’écrivain, l’humour… et revient sur Phénomènes naturels (Éditions de l’Olivier) sorti aux États-Unis en 1992 et récemment traduit en France. Interview exclusive.
 
Jeudi 29 mars
Du mystère, de l’aventure et du polar. Cette semaine La Grande Librairie mène l’enquête.
Prix Nobel de littérature 2008, Jean-Marie Gustave Le Clézio publie Bitna, sous le ciel de Séoul (Stock). L’histoire d’une rencontre entre Bitna, une étudiante fauchée, et Salomé, une femme seule et gravement malade. Des histoires vraies, d’autres imaginaires qui mêlent souvenirs, réalité et rêverie.
À ses côtés, Patrick Boucheron. L’historien signe la préface de L’homme qui se prenait pour le roi de France de Tommaso di Carpegna Falconieri. Une véritable enquête historique et une incroyable aventure picaresque.
Un autre voyage, sur les traces d’une civilisation disparue cette fois-ci. Douglas Preston retrace son périple au cœur de la forêt du Honduras aux côtés d’une équipe de scientifiques pour lever le voile sur les mystères de La Cité perdue du dieu singe (Albin Michel). 
Enfin, deux polars :
Jean-Christophe Rufin. Il signe Le suspendu de Conakry (Flammarion), un polar qui nous plonge dans les coulisses de la diplomatie à l’étranger avec Aurel Timescu, un consul de France désorienté. Le premier volume d’une trilogie. 
Caryl Férey. Avec Plus jamais seul (Gallimard), l’écrivain revient avec son personnage fétiche : l’ancien policier borgne et déjanté, Mc Cash.
À jeudi !
Jeudi 22 mars 2018 : La beauté et la vie. 
C’est la beauté qui sauvera le monde… David Foenkinos, Prix Renaudot et Prix Goncourt des Lycéens, publie Vers la beauté (Gallimard). L’histoire d’un homme meurtri qui décide de tout quitter et tente de trouver une consolation dans l’art.
À ses côtés, le romancier Dany Laferrière signe un « roman dessiné » écrit à la main dans lequel il ré-invente son arrivée d’Haïti et Montréal dans la capitale française. Autoportrait de Paris avec chat (Grasset) est une ode à la vie parisienne.
François Morel propose un récit touchant sur les amours de jeunesse avec C’est aujourd’hui que je vous aime (Les Éditions du Sonneur). 
Le romancier canadien David Goudreault sera également sur le plateau pour la sortie en France de son premier roman La bête à sa mère (Philippe Rey). Le récit d’un homme révolté et marginal à la recherche d’une mère dont il a été séparé à l’âge de sept ans. 
Deux histoires de renaissance : Antoine Audouard signe Partie gratuite (Robert Laffont) dans lequel il évoque son AVC et son retour à la vie tandis qu’Adélaïde Bon, victime d’un viol à l’âge de neuf ans, retrace son parcours et sa lente reconstruction grâce aux mots dans La petite fille sur la banquise (Grasset). 
À jeudi !
 Jeudi 15 mars 2018
  Livre Paris 2018 , Cette semaine, La Grande Librairie accueille Le Roi « Lire » : Bernard Pivot.  Il viendra nous « apostropher » sur les plaisirs de la lecture.
L’art et la manière de lire racontés par un père et sa fille. L’un, lecteur professionnel et l’autre lectrice amateur, Bernard Pivot et la journaliste Cécile Pivot signent pour la première fois ensemble un ouvrage : Lire ! (Flammarion). 
Dans L’Archipel du Chien (Stock), Philippe Claudel, membre de l’Académie Goncourt, imagine un récit entre le conte et le thriller. Sur une île volcanique isolée, la découverte de trois corps sème le trouble. Une fable universelle sur la nature humaine et ses travers. 
Cinq ans après le phénomène La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, Joël Dicker publie son quatrième roman La Disparition de Stephanie Mailer (Éditions de Fallois). Direction Orphea, une petite station balnéaire des Hamptons, une journaliste convaincue d’une erreur judiciaire sur un quadruple meurtre résolu vingt ans plus tôt disparaît dans des conditions mystérieuses. 
Enfin, j’accueillerai les deux lauréats des Prix Essai et Roman France Télévisions 2018 dont les noms seront dévoilés pendant l’émission. 
À jeudi ! François Busnel
   

 

Jeudi 8 mars 2018
Cette semaine, La Grande Librairie célèbre la Journée internationale des droits des femmes et vous propose de découvrir des parcours et des portraits de femmes libres et combattantes.
Dans Je ne serais pas arrivée là si… (Grasset/Le Monde), la journaliste Annick Cojean, prix Albert Londres, donne la parole aux femmes. De Virginie Despentes, Françoise Héritier, Aslı Erdoğan à Patti Smith, un recueil de 27 témoignages touchants et singuliers.
À ses côtés Lionel Duroy. Dans Eugenia (Julliard), l’auteur s’éloigne de ses récits autobiographiques pour s’intéresser au destin d’une héroïne romanesque. Eugenia, ou le combat d’une femme contre l’injustice, au seuil de la Seconde Guerre Mondiale.  
Dominique Sylvain publie Les infidèles (Viviane Hamy). Un roman noir sur l’adultère et l’infidélité. Trois portraits de femmes pour un polar explosif sur l’amour au temps d’internet.
Entre « Ultra Moderne Solitude » et « Desperate Housewives », la romancière Nathalie Kuperman livre dans Je suis le genre de fille (Flammarion), le récit désopilant d’une femme moderne rongée par la culpabilité.
Un si beau diplôme ! (Gallimard), le récit autobiographique de Scholastique Mukasonga. Comment échapper aux tensions raciales qui sévissent au Rwanda ? Pour la romancière, prix Renaudot 2012, ce seront les études et l’exil. Un périple qui nous mènera du Burundi à la France.
Enfin, nous vous emmènerons en Californie à la rencontre de l’écrivain Gabriel Tallent. My Absolute Darling (Gallmeister), son premier roman, véritable best-seller dès sa parution aux États-Unis, raconte l’histoire bouleversante et violente d’une jeune fille de 14 ans dans l’Amérique d’aujourd’hui. Notre coup de cœur ! A jeudi François Busnel .
 
Jeudi 1er mars 2018
Que nous réserve l’avenir ? Cette semaine, La Grande Librairie accueille des romanciers, des scientifiques, et des philosophes pour y voir plus clair et vous inspirer.   
Joël de Rosnay revient sur la nouvelle révolution en biologie, l’épigénétique. Dans La symphonie du vivant (Les liens qui libèrent), il montre que chacun d’entre nous peut devenir le chef d’orchestre de son propre corps.
À ses côtés, Étienne Klein : il explore les points de rencontre entre physique et psychologie dans son essai Matière à contredire (Éditions de l’Observatoire). 
Le philosophe André Comte-Sponville nous dira comment bien vivre dans le monde que ces scientifiques nous préparent : son nouvel essai, L’inconsolable et autres impromptus (PUF), évoque la nature, la solitude, la musique… 
L’écrivain baroudeur Patrice Franceschi, prix Goncourt de la nouvelle l’an dernier, vous donnera ses Dernières nouvelles du futur (Grasset). Il dépeint avec humour et tendresse l’avenir incertain d’une humanité désorientée. 
Enfin le grand neurologue Lionel Naccache signe avec sa femme, la romancière Karine Naccache, un passionnant décryptage des mécanismes du cerveau : mémoire, émotions, conscience et langage. Parlez-vous cerveau ? (Odile Jacob)  À jeudi ! François Busnel

 

Jeudi 22 février 2018
Cette semaine, la Grande Librairie vous propose un voyage au cœur de l’intime.
François Cheng, l’académicien et poète publie Enfin le royaume (Gallimard). Un recueil à la gloire du quatrain. Il y célèbre la vie, la nature et la bienveillance.
À ses côtés, le psychiatre et psychothérapeute, Christophe André. Il publie La vie intérieure (L’Iconoclaste), un recueil de chroniques autour de la connaissance de soi. 
Suite aux Rencontres Philosophiques de Monaco, le philosophe  Robert Maggiori et Charlotte Casiraghi ont choisi de mettre par écrit le fruit de leurs échanges avec Archipel des passions (Seuil). Un ouvrage écrit à quatre mains entre un professeur et son élève.
Dans Si nous ne brûlons pas (Éditions des Équateurs), Justine Bo retrace le parcours d’une jeune femme en quête d’identité. Un road movie qui nous entraine de la côte Atlantique au Proche-Orient en passant par les États-Unis.
Enfin j’accueillerai Benjamin Pitchal à l’occasion de la sortie de son premier roman « La classe verte » (Gallimard). L’histoire virevoltante d’un jeune homme à la dérive sauvé par la poésie.    À jeudi ! François Busnel
Jeudi 8 février 2018
La philosophe et essayiste Élisabeth Badinter ne s’était pas exprimée depuis l’affaire Weinstein. Elle a choisi La Grande Librairie pour faire entendre sa voix et dialoguer avec d’autres écrivains sur la place des femmes dans ce nouvel ordre amoureux.
À ses côtés, l’historien Georges Vigarello. L’auteur de Histoire du viol et Histoire de la virilité, publie La Robe (Seuil) et poursuit son étude et sa réflexion sur l’histoire des représentations et pratiques du corps
Je recevrai également l’essayiste Fatiha Agag-Boudjahlat. Dans Le grand détournement (Éditions du Cerf), elle décrypte les conséquences du communautarisme sur les idéaux féministes.
Enfin, l’écrivaine Belinda Cannone. Le 9 janvier dernier, dans une tribune parue dans Le Monde, elle saluait les mouvements de protestation contre le harcèlement. L’auteure de S’émerveiller (Stock) reviendra sur cette révolte « post-Weinstein », dont elle se réjouit.   À jeudi ! François Busnel

 

Jeudi 1er février 2018
Cette semaine, La Grande Librairie vous propose quelques bulles d’oxygène et quelques bulles de champagne, un peu de légèreté et de fantaisie pour parler des choses de la vie…
Juillet 1518, une épidémie étrange s’abat sur Strasbourg. Pris d’hystérie collective, des centaines de personnes dansèrent jusqu’à l’épuisement. Jean Teulé revisite cet épisode mystérieux et fascinant de l’histoire française avec Entrez dans la danse (Julliard).
 Olivier Bourdeaut. dans son second roman Pactum salis (Finitude), il raconte l’amitié entre deux personnages que tout oppose. Un portrait croisé dans une atmosphère de polar.
Quand l’acteur rencontre l’écrivain. Jacques Weber rend hommage à Gustave Flaubert dans son dernier ouvrage Vivre en bourgeois, penser en demi-dieu (Fayard).
Faïza Guène publie Millénium blues (Fayard). À travers Zouzou, son personnage principal, elle fait le portrait d’une génération bousculée par l’arrivée du nouveau millénaire.
 Éric Holder pour son nouveau roman La belle n’a pas sommeil (Seuil) dans lequel on suit les émois et le quotidien d’Antoine, un bouquiniste du Médoc contemplatif et solitaire. Mon coup de cœur !  À jeudi ! François Busnel
 
Jeudi 25 janvier 2018 Écrire sa vie ou celle de sa famille ? Oui, mais comment ? Sous quelle forme ? Mémoires, autobiographie, enquête, récit, fiction, égo-histoire… La Grande Librairie vous emmène au cœur de la création littéraire.
Yves Coppens, le découvreur de Lucy, paléo-anthropologue célébré dans le monde entier, publie enfin ses mémoires. Dans Origines de l’Homme, origines d’un homme (Odile Jacob), il rassemble quatre-vingts ans de souvenirs : ses recherches, ses voyages et ses rencontres.
Jérôme Garcin exhume l’histoire de sa famille, qui pendant six générations a exercé la médecine dans Le syndrome de Garcin (Gallimard).
Tandis que Colombe Schneck rend hommage à son père, disparu lorsqu’elle avait une vingtaine d’années dans Les guerres de mon père (Stock).
L’historien Ivan Jablonka nous embarque dans le camping-car (Seuil) de son enfance et propose un essai d’égo-histoire à la manière de son précédent livre, Laëtitia.
Enfin, Frédéric Beigbeder parle de lui à la première personne et avec fantaisie dans Une vie sans fin (Grasset). L’écrivain, désormais père de famille, part à la conquête de l’immortalité. A jeudi ! François Busnel
 
Jeudi prochain, le 11 janvier à 20h50, La Grande Librairie vous offre une rentrée littéraire exceptionnelle ! J’accueillerai, en exclusivité, Paul Auster à l’occasion de la sortie de son nouveau roman 4 3 2 1 (Actes Sud). Et pour la première fois à la télévision, il sera en plateau avec sa compagne, la romancière Siri Hustvedt.
Paul Auster n’avait pas publié de roman depuis 7 ans. Avec 4 3 2 1 (Actes Sud), il signe son grand retour et l’un de ses meilleurs romans. Un roman dans lequel il imagine les quatre versions d’une même vie. Paul Auster vous pose cette question : que serait devenue votre vie si…? Le résultat est vertigineux. Ce sera également l’occasion de revenir en détail sur l’œuvre de l’écrivain.
À ses côtés, Siri Hustvedt. En attendant la sortie des Mirages de la certitude, le 7 mars prochain (Actes Sud), je vous propose de revisiter une œuvre singulière, traduite en 36 langues et dont tous les livres sont disponibles en collection de poche (Babel).
Olivier Adam  publie un nouveau et très beau roman, Chanson de la ville silencieuse (Flammarion), c’est l’un de mes coups de coeur de la rentrée.
Isabelle Carré  publie son premier roman et c’est l’une des révélations de cette rentrée littéraire. Avec Les Rêveurs (Grasset), la comédienne signe un portrait de famille – la sienne – drôle, déjanté, bouleversant. 
Enfin, j’accueillerai Philippe Delerm qui nous parlera avec poésie des « petites phrases » du quotidien à l’occasion de la parution de son recueil de textes courts Et vous avez eu beau temps ? (Seuil).  À jeudi !  François Busnel
 
Cette semaine, jeudi 19 octobre 2017 :
Vous préférez un bon film ou un bon livre ? Plus besoin de choisir ! La Grande Librairie célèbre les noces de l’écrit et de l’écran avec des écrivains qui vénèrent le cinéma et qui sont passés maîtres dans l’art du suspense.
Je reçois Joann Sfar qui signe Vous connaissez peut-être (Albin Michel), un roman autobiographique et dérangeant.
Également sur ce plateau : Yannick Haenel pour Tiens ferme ta couronne (Gallimard), odyssée rocambolesque et poétique à la poursuite de Moby Dick.
Après Code 93, Territoires et Surtensions, l’ex flic, écrivain et scénariste Olivier Norek, publie un nouveau polar sensible et saisissant : Entre deux mondes (Michel Lafon).
La romancière et réalisatrice Delphine Coulin retrace le destin de six enfants réfugiés près de Calais dans Une fille dans la jungle (Grasset).
Enfin, Laurent Lafitte de la Comédie Française et Pierre Lemaître, prix Goncourt 2013, pour l’adaptation à l’écran de son roman éponyme Au-revoir là-haut (Le Livre de Poche).
A jeudi sur France 5 !
  » Prévenez vos amis et vos proches : le jeudi, c’est Grande Librairie !  » François Busnel
ÉVÉNEMENTS de La Rentrée Lit

 

 

Mon premier invité, Philippe Besson signe le livre dont tout le monde parle et que personne n’a encore lu, sur l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron. Un personnage de roman (Julliard) est à découvrir en exclusivité sur le plateau de La Grande Librairie.Á ses côtés, je reçois deux romanciers engagés : la lauréate du Goncourt 2016 Leila Slimani pour Sexe et mensonges. La vie sexuelle au Maroc (Les Arènes) et Kamel Daoud avec Zabor ou Les psaumes (Actes Sud).Léonor de Récondo sera également mon invité. Avec Point Cardinal (Sabine Wespieser) la jeune romancière interroge sans voyeurisme et avec courage le mystère de l’identité. Mon coup de coeur !Comment imaginer une rentrée littéraire sans Amélie Nothomb ? Elle nous rejoindra pour évoquer son nouveau roman, Frappe-toi le coeur (Albin Michel), un conte empli d’humilité sur la jalousie d’une mère envers sa fille.Rendez-vous, donc,l jeudi , pour une nouvelle saison de La Grande Librairie…

 

Cette semaine, jeudi 29 septembre  La Grande Librairie a rendez-vous avec l’HISTOIRE ! 
C’est l’un des événements de la rentrée littéraire. Marc Dugain revisite l’histoire tragique des Kennedy dans un thriller paranoïaque et captivant : Ils vont tuer Robert Kennedy (Gallimard).
Alice Zéniter pour L’art de perdre (Flammarion) ; grand roman autour de la guerre d’Algérie.
Gaëlle Nohant pour Légende d’un dormeur éveillé (Héloïse d’Ormesson) dont le héros principal est le poète Robert Desnos.
Mon prochain invité, l’écrivain, psychologue et ethnopsychiatre Tobie Nathan signe Les âmes errantes (L’Iconoclaste). Un essai rare, poignant, sur l’importante et épineuse question de la radicalisation des jeunes, qu’il a intimement côtoyés pendant trois ans. 
Enfin, le témoignage exceptionnel de Philippe Sands. L’avocat international franco-britannique publie Retour à Lemberg (Albin Michel), une enquête magistrale sur les enfants de bourreaux. Il sera accompagné par Niklas Frank, fils de l’un des personnages de son livre : Hans Frank ; ministre du Troisième Reich et Gouverneur général de Pologne.
À jeudi sur France 5 !
  » Prévenez vos amis et vos proches : le jeudi, c’est Grande Librairie !  » François Busnel

Qui sont les véritables insoumis ? Les vrais indociles ? Cette semaine, La Grande Librairie donne la parole aux dissidents, aux résistants, à ceux qui appellent même à la désobéissance civile.

Je recevrai la romancière turque Asli Erdoğan, qui vient d’être enfin autorisée à quitter son pays, la Turquie, où elle avait été arrêtée sous l’accusation de terrorisme. Icône de l’insoumission, elle racontera ce qu’elle a vécu ces derniers mois.

Erik Orsenna revisite l’œuvre de La Fontaine, plus subversif et insoumis qu’on ne le croit dans La Fontaine, une école buissonnière (Stock). Michel Onfray fait l’éloge de Henry David Thoreau, pionnier de la désobéissance civile avec Vivre une vie philosophique. Thoreau le sauvage (Le Passeur).

Avec eux, le romancier et philosophe Frédéric Gros qui après Possédées (Albin Michel) propose un précis de désobéissance Désobéir (Albin Michel / Flammarion) et Kaouther Adimi pour son troisième roman, Nos richesses (Seuil) qui revisite le destin de la librairie Charlot à Alger.

Enfin Delphine Minoui, grand reporter, raconte l’incroyable histoire de la résistance des Syriens par les livres dans Les passeurs de livres de Daraya. Une bibliothèque clandestine en Syrie (Seuil).

A jeudi sur France 5 !

Cette semaine, jeudi 12 octobre   La Grande Librairie a rendez-vous avec les Secrets de Famille  ! 

Toutes les familles ont leurs secrets… Et bien souvent, cela donne de la littérature !Cette semaine, je reçois Perrine Desproges, la fille de l’immense Pierre Desproges pour Desproges par Desproges (Éditions du courroux) qui donne le coup d’envoi des célébrations du trentième anniversaire de la disparition de cet artiste iconoclaste que je tiens personnellement pour un véritable écrivain.Avec elle, un admirateur inconditionnel de Desproges : François Morel. Il publie un recueil de ses billets d’humeur, Jamais la même chose. Chroniques 2015-2017 (Denoël).Également sur ce plateau: Saphia Azzeddine. Dans son dernier livre, Sa mère (Stock), la romancière retrace la vie de Marie-Adélaïde, née sous X, à la recherche de sa mère.

Avec Mistral perdu ou les évènements (JC Lattès), Isabelle Monnin livre un récit intime sur sa relation avec sa sœur décédée à l’âge de 26 ans.
Christophe Honoré publie Ton père (Mercure de France), un roman autobiographique fort sur l’homoparentalité.
Enfin, Alexandre Jardin signe la suite de la grande saga des Jardin avec Ma mère avait raison (Grasset).

A jeudi sur France 5 !    François Busnel