Lire à Limoges et autres actualités

 La 35e édition de Lire à Limoges : autour du président, l’académicien Dany Laferrière,  les organisateurs ont élu cette année treize invités d’honneur

13 grands noms de la littérature 

Timothée de Fombelle, Tatiana de Rosnay, Jean Dufaux, Caryl Férey, Michel Guérard, Léonora Miano, Alexandre Najjar, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin, Eve Ruggieri, Christian Signol et Jean Teulé. La liste de ces invités d’honneur tout juste dévoilée par les organisateurs est sujette à modification. 
300 auteurs attendus
 et Héloïse d’Ormesson :
Car l’un des temps forts de cette édition sera l’hommage rendu à son père Jean d’Ormesson, par ses pairs académiciens présents pendant ces trois jours à Limoges. Héloïse d’Ormesson vient d’annoncer par ailleurs la création d’un  « Prix Jean d’ Ormesson ». Il sera décerné le 6 juin 2018.

2 Nuit de la Lecture  Samedi 20 janvier 2018  2e Nuit de

Philip Roth, la mort d’un géant de la littérature américaine Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox Mis à jour le 23/05/2018 à 10H31,

 

 

Philip Roth, la mort d’un géant de la littérature américaine

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Mis à jour le 23/05/2018 à 10H31, publié le 23/05/2018 à 08H28

Philip Roth est mort mardi à 85 ans. Géant de la littérature américaine et mondiale, l’écrivain est mort six ans après avoir arrêté l’écriture et sans jamais avoir obtenu le Prix Nobel pour lequel il avait été si souvent cité.

Observateur lucide de la société américaine et de ses travers, ce natif de Newark (New Jersey) avait été régulièrement pressenti pour le Nobel de littérature, sans jamais l’obtenir. Il est notamment l’auteur de « Pastorale américaine » qui lui vaudra le prix Pulitzer en 1998. C’est le livre « Portnoy et son complexe » qui l’avait révélé au grand public en 1969, un ouvrage qui avait fait scandale, à la fois pour ses descriptions sexuelles très crues et sa façon d’aborder la judaïté.
Ces deux thèmes resteront présents dans la majeure partie de son oeuvre. Il sera plusieurs fois publiquement critiqué par des figures du judaïsme pour ses écrits sur la judaïté. Son style acéré et sarcastique aura marqué plusieurs générations de lecteurs ainsi que sa propension à mêler fiction et réalité, appuyant beaucoup de ses romans sur sa propre expérience. Il évoquait ainsi régulièrement dans ses livres le quartier de Weequahic, à Newark, où il a grandi, avant que des émeutes raciales en 1967 ne transforment la ville, vidée d’une bonne partie de ses habitants blancs. Celui qui partageait sa vie entre Manhattan et le Connecticut avait annoncé sa décision d’arrêter d’écrire en 2012. « Raconter des histoires, cette chose qui m’a été si précieuse durant toute mon existence, n’est plus au coeur de ma vie », expliquait-il au journal français Libération. « C’est étrange. Jamais je n’aurais imaginé qu’une chose pareille puisse m’arriver »

Un observateur avisé de la vie politique américaine

Peu attiré par les mondanités et les interviews, Philip Roth était un observateur avisé de la vie politique américaine. Il avait critiqué George Bush fils, « un homme incapable de faire tourner une quincaillerie, sans parler d’un pays comme celui-ci » (les Etats-Unis), selon lui, avant de soutenir Barack Obama. Plus récemment, il s’en était pris plusieurs fois à Donald Trump, qualifié de « menteur compulsif, un ignorant, un fanfaron, un être abject animé d’un esprit de revanche et déjà quelque peu sénile », dans un entretien au quotidien français Libération.

Josyane Savigneau : le prix Nobel « était devenu un gag » 

Le prix Nobel de littérature, qui a toujours snobé Philip Roth, « était devenu un gag pour lui », a affirmé mercredi l’écrivaine Josyane Savigneau. « Chaque année on en parlait, c’était devenu drôle », a déclaré sur France Inter la journaliste. amie de l’écrivain qui lui rendait régulièrement visite, et à laquelle il avait accordé un rare entretien pour le quotidien Libération en septembre 2017. « Le Nobel a quand même raté beaucoup de grands écrivains, n’est-ce pas? Proust, Joyce… je ne ferai pas toute la liste. (…) Et quand il a écrit ‘La Bête qui meurt’, qui est un livre assez sexuel, son agent l’a appelé : dis donc, tu viens encore de rater le Nobel! », a-t-elle raconté.

L’Américain a connu à la place à un autre honneur, en France, celui d’entrer de son vivant dans la collection la Pléiade, en 2017 à 84 ans. « Il était très content d’être dans la Pléiade. En octobre je lui ai apporté sa Pléiade. Il ne lit pas le français mais il était vraiment content », a rapporté Mme Savigneau.

David Simon : « A 85 ans, il était plus précis et pertinent, plus affûté intellectuellement et spirituel que n’importe qui »

« Kaddish (prière funéraire juive) pour Philip Roth, le grand romancier américain de notre monde d’après-guerre », a tweeté le scénariste David Simon (« The Wire » et « Treme » notamment). L’auteur a expliqué avoir rencontré l’écrivain il y a quelques mois pour discuter d’une adaptation télévisée de son roman « Le complot contre l’Amérique ». « A 85 ans, il était plus précis et pertinent, plus affûté intellectuellement et spirituel que n’importe qui, quel que soit son âge », a-t-il ajouté. « Quel esprit merveilleux et rigoureux. » 

ACTUALITES 2017 – 2018

   A C T U A L I T E S    2 0 1 7 – 2 0 1 8

Les best-sellers 2017, des plumes à la pointe
Amélie Nothomb, Michel Serres, Laetitia Colombani, Jean-Christophe Rufin... Les écrivains francophones champions en 2017 étaient au rendez-vous de L’Express à l’hôtel Intercontinental Paris Le Grand.
Deux jours avant les agapes, où il était convié pour son beau récit Sur les chemins noirs, Sylvain Tesson nous écrivait: « Hélas, je ne pourrai pas être des vôtres car je pars, la veille, pour le Tibet. Je pars pour observer la panthère des neiges près des sources du Mékong. Et comme je grelotterai à 5000 mètres d’altitude dans une grotte d’affût, je penserai bien à vous en me disant: j’aurais mieux fait d’aller au Café de la Paix. »   L’Express, publié le

2e Nuit de la lecture 20 janvier 2018

2 Nuit de la Lecture

Samedi 20 janvier 2018  2e Nuit de la lecture
Librairies, bibliothèques mais aussi hôpitaux : on pourra lire (et écouter des lectures) presque partout samedi à l’occasion de la 2e Nuit de la lecture : plus de 4.000 événements ont été recensés en France et dans le monde francophone pour ce que Françoise Nyssen a appelé un « rendez-vous pour tous, lecteurs voraces ou occasionnels ». « La lecture agrandit nos vies. Parce que c’est une passerelle vers le savoir, la connaissance, l’information ; une passerelle vers le rire, le rêve, les larmes ; vers des territoires et des époques que l’on ne connaîtrait pas autrement que par le récit des narrateurs qui nous y portent. C’est une passerelle vers l’Autre, aussi. La Nuit de la lecture est un moment de reconnaissance pour toutes celles et ceux qui sont engagés dans cette formidable aventure de la promotion de la lecture  » Editorial de Françoise Nyssen, Ministre de la Culture
 

LE LIVRE SUR LA PLACE 2017

Rufin Nancy
la 39e édition du Livre sur la Place
La plupart des romanciers de la rentrée se retrouvent à partir de vendredi à Nancy pour la 39e édition du Livre sur la Place, le premier grand rendez-vous littéraire de la saison, pour une centaine de débats, la remise de six prix littéraires, en présence des dix membres du jury du prix Goncourt. Des rencontres inédites avec quelque 600 écrivains dont le prix Nobel de littérature turc Orhan Pamuk sont au programme du festival nancéien Le Livre sur la Place jusqu’à dimanche.
Jean-Christophe Rufin , président de cette 39ème Edition, doit en effet se rendre samedi matin au centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville pour y rencontrer des détenus. L’une des bibliothèques du centre sera baptisée du nom de l’auteur. Culturebox le 8/09
Photos Est Républicain 9/09/17 Rufin Nothomb Nancy

FOIRE DU LIVRE DE FRANCFORT 2017

Kermess Foire du Livre37361063290_7dc3b17fd3_c  Foire du Livre de Francfort 11 au 15 octobre 2017

La France est l’invitée d’honneur pour la première fois depuis 28 ans de la plus grande manifestation littéraire européenne. Le Président de la République y a vanté la grandeur de notre langue et son aura européenne. En citant Goethe et Gérard de Nerval…
La France y sera en force avec près de 200 auteurs de l’Hexagone mais aussi des pays francophones, dont Michel Houellebecq, aussi lu en Allemagne qu’en France, le prix Nobel J.M.G. Le Clézio, l’auteur de best-sellers Michel Bussi ou le Franco-Congolais Alain Mabanckou, AmélieNothomb, , Virginie Despentes, Jean-Christophe Rufin …
Bernard Pivot, président de l’académie Goncourt, présent à Francfort avec les autres membres du jury et Leila Slimani,  a annoncé la deuxième sélection du plus prestigieux prix littéraire français. La troisième sélection sera livrée le 30 octobre, et c’est le 6 novembre que sera annoncé le nom du lauréat 2017.

 

La Rentrée littéraire septembre 2017

La rentrée littéraire : septembre 2017 
Le magazine professionnel Livres hebdo a publié  son gros dossier sur la rentrée littéraire, dans lequel il annonce  : 581, c’est le nombre de romans qui paraîtront entre mi-août et fin-octobre 2017. (560 en 2016).2017 fait la part belle aux romans français (390 contre 363 l’an dernier). 2017 offre également une très généreuse cuvée de premiers romans (81, contre 66 en 2016). Côté français, on retrouvera des valeurs sûres, comme Erik Orsenna, Marie Darrieussecq, Amélie Nothomb, Jean-Philippe Toussaint, Sorj Chalandon, Eric Reinhardt, Chantal Thomas, Eric-Emmanuel Schmitt et Philippe Besson, Lola Lafon, Michel Le Bris ou Patrick Deville… Côté étranger entre autres : Don DeLillo, Ron Rash, Juan Gabriel Vasquez, Orham Pamuk ou Joyce Carol Oates...Laurence Houot responsable de la rubrique Livres de Culturebox mis à jour le 5/07/ 17
 
 

La Grande Librairie François Busnel

La Grande librairie Janvier 2018
Mercredi 12 septembre 2018
De la folie à la fantaisie, il n’y a parfois qu’un pas que La Grande Librairie vous invite à franchir…
Boris Cyrulnik nous racontera à quoi ressemblait la folie avant même qu’elle n’existe : dans Histoire de la folie avant la psychiatrie (Odile Jacob), le neuropsychiatre raconte comment les hommes ont soigné la folie, usant des méthodes les plus absurdes et les plus abusives.
Tobie Nathan, spécialiste de l’ethnopsychiatrie s’intéresse depuis très longtemps aux populations migrantes. Dans son nouveau roman, L’Évangile selon Youri (Stock), il imagine la rencontre entre un psychiatre et un jeune Roumain aux pouvoirs surnaturels.
À leurs côtés, Yasmina Khadra ausculte une autre forme de folie : le terrorisme. Dans Khalil (Julliard), le romancier algérien n’hésite pas à entrer dans la tête d’un fou de dieu, l’un des assaillants du Stade de France, le 13 novembre 2015, pour mieux comprendre les origines du mal.
La folie terroriste est également évoquée par Valérie Manteau dans Le Sillon (Le Tripode). L’ancienne journaliste de Charlie Hebdo s’immerge dans la bouillonnante métropole d’Istanbul. Au fil de ses errances, elle nous fait vivre l’ambiance de la ville turque, avec ses paradoxes et ses militants démocrates désabusés.
Enfin, pour nous accompagner tout au long de cette émission, un invité exceptionnel : Salman Rushdie. L’auteur des Versets sataniques sera sur notre plateau en exclusivité. Il revient avec La Maison Golden (Actes Sud). Une fantaisie mettant en scène un énigmatique millionnaire indien, débarquant à New York avec ses trois enfants, qui est aussi une fascinante chronique de l’Amérique d’Obama à Trump et une réflexion sur le spectre des attentats islamistes. Un évènement !
À mercredi ! François Busnel

 

Chers amis,
La Grande Librairie est de retour à partir du 5 septembre 2018 ! Désormais, c’est le mercredi soir que je vous donne rendez-vous, toujours à 20h50 et toujours en direct.
Je suis sincèrement très heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison et je vous promets… bien des surprises !
Pour la première émission, je recevrai Maylis de Kerangal, Jérôme Ferrari, Joann Sfar, Adeline Dieudonné et… Amélie Nothomb.
Joann Sfar publie « Modèle vivant » (Albin Michel), un texte personnel qui est aussi une formidable mise au point sur ce que l’écrivain a le droit d’écrire à l’heure où les réseaux sociaux et le droit font rage. Il évoque également ce qu’est un (bon) portrait, son expérience de prof aux Beaux-Arts et la question du féminisme après #MeToo
Quatre ans après le succès de « Réparer les vivants », Maylis de Kerangal revient avec un roman ample et ambitieux, parfaitement maîtrisé : « Un monde à portée de main » (Verticales) nous plonge dans l’univers des artistes spécialistes du trompe-l’œil. Une façon d’interroger les rapports entre le vrai et le faux, la création et la reproduction… et l’art du portrait.
La photographie est au cœur du nouveau roman de Jérôme Ferrari, « À son image » (Actes Sud). Le Prix Goncourt 2012 propose une passionnante réflexion sur l’immédiateté de la photo, au travers de la représentation de la guerre et de la mort.
Et puis, pas de rentrée littéraire sans Amélie Nothomb ! Vous le savez : Amélie Nothomb est la marraine de cette émission. Elle sera donc à mes côtés pour ce premier rendez-vous de la saison et évoquera son 27ème roman, « Les prénoms épicènes » (Albin Michel), l’histoire d’une relation père-fille dans laquelle la frontière entre l’amour et la haine se montre particulièrement ténue.
La Grande Librairie, vous le savez, c’est aussi des découvertes : voici un premier roman stupéfiant, qui m’a littéralement subjugué : « La Vraie vie », d’Adeline Dieudonné (L’Iconoclaste) est pour moi le meilleur premier roman de la rentrée. Une découverte incontournable. Elle fera sa première télé mercredi soir.
À mercredi ! François Busnel

 

Jeudi 17 mai 2018 :
Cette semaine, La Grande Librairie invite des romanciers experts en affaires familiales. 
Après En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violenceÉdouard Louis signe un troisième roman autobiographique, Qui a tué mon père (Seuil). Une lettre d’amour à ce père physiquement détruit sous forme de brûlot politique. Un récit bouleversant.
À ses côtés, Pascale Kramer. À travers le portrait d’une famille comme les autres, Une famille (Flammarion) raconte comment la dérive alcoolique d’un frère bouleverse toute une fratrie.
Sur les traces d’une mère… Dans Le chagrin d’aimer (Grasset), Geneviève Brisac construit le portrait fragmenté de son insaisissable génitrice et s’interroge sur leurs rapports douloureux faits de malentendus, de non-dits et de rendez-vous manqués.
Une autre relation mère-fille. Celle de Violaine Huisman avec sa mère maniaco-dépressive. Dans ce premier roman, elle décrit l’amour inconditionnel d’une mère pour ses filles malgré la maladie. Fugitive parce que reine (Gallimard), un éloge poignant de la folie maternelle.
Mary Dorsan, infirmière en psychiatrie, publie Une passion pour le Y (Éditions P.O.L). Un ouvrage sous forme de discussion entre un patient, obsédé par la lettre Y, et une soignante qui s’interroge sur la folie.
Enfin j’accueillerai Franck Courtès. Dans son ouvrage La dernière photo (JC Lattès), l’écrivain revient sur sa carrière de photographe, métier qu’il a exercé avec passion pendant vingt ans et sa renaissance grâce à la littérature. 
À jeudi !

 

Jeudi  mai  2018

Cette semaine, La Grande Librairie se met au vert…
Quand la nature reprend ses droits… Zep signe The End (Rue de Sèvres), une bande dessinée très éloignée de l’univers de Titeuf dans laquelle les arbres rappellent cruellement les humains à l’ordre. Il sera accompagné en plateau par le grand spécialiste des arbres, le botaniste Francis Hallé dont il a fait un personnage de roman.
À leurs côtés, Jacques Tassin. Le chercheur en écologie végétale nous invite à regarder les arbres autrement. Penser comme un arbre (Odile Jacob) ou comment s’inspirer du comportement des arbres pour améliorer notre mode d’existence ?
Le paysagiste et romancier Gilles Clément dépeint dans Le grand B.A.L. (Actes Sud) un futur inquiétant : après de violents conflits, la biodiversité se retrouve entre les mains d’un consortium international.
Douglas Kennedy signe le dernier volume de sa trilogie La symphonie du hasard (Belfond). Après une escapade irlandaise, l’écrivain américain nous emmène sur la côte Est des États-Unis où l’on retrouve Alice, son héroïne, en quête de sérénité.
Enfin, j’accueillerai la romancière italienne Silvia Avallone. Dans un nouveau roman coup de poing (et coup de cœur), La Vie parfaite (Liana Levi), elle dresse le portrait d’une jeunesse exclue de la course au bonheur, désabusée, et confrontée à l’adoption et à la maternité
À jeudi !

 

Jeudi 10 mai  2018
Énigmes, scandales et oubliés… Cette semaine, La Grande Librairie perce les mystères de l’histoire. 
Qui était l’homme au masque de fer ? Émile Zola a-t-il été assassiné ? Accompagné d’un collège de chercheurs, l’historien Jean-Christian Petitfils  nous éclaire sur 20 épisodes mystérieux de notre histoire. Les énigmes de l’histoire de France (Perrin).
À ses côtés, Frédéric Vitoux. L’écrivain rend hommage à un oublié de l’histoire, le poète Henry Jean-Marie Levet. C’est parce qu’il l’a découvert à l’âge de 16 ans et qu’il ne l’a plus jamais quitté depuis qu’il lui consacre aujourd’hui un livre : L’Express de Bénarès (Fayard).
Après avoir exploré l’histoire de la pudeur, du coup de foudre et du couple, Jean Claude Bologne s’intéresse à l’ambiguïté du mot « scandale », de l’Antiquité à nos jours. Un essai passionnant. Histoire du scandale (Albin Michel). 
L’historienne Virginie Girod nous fera revivre l’histoire, au VIème siècle, de Théodora, prostituée et impératrice de Byzance (Tallandier). L’ascension fulgurante d’une courtisane qui a su gravir une par une les marches sociales jusqu’au sommet de l’État.
Enfin, l’écrivain François Taillandier viendra rendre hommage à celui qui a immortalisé le plus célèbre des cadets de Gascogne, Cyrano de Bergerac, et qui nous laisse une œuvre méconnue et incomprise : Edmond Rostand. Avec lui, un Cyrano plus vrai que nature : Jacques WeberEdmond Rostand, l’homme qui voulait bien faire (Éditions de l’Observatoire).
Jeudi 2 mai 2018
Cette semaine, La Grande Librairie se met au vert…
Quand la nature reprend ses droits… Zep signe The End (Rue de Sèvres), une bande dessinée très éloignée de l’univers de Titeuf dans laquelle les arbres rappellent cruellement les humains à l’ordre. Il sera accompagné en plateau par le grand spécialiste des arbres, le botaniste Francis Hallé dont il a fait un personnage de roman.
À leurs côtés, Jacques Tassin. Le chercheur en écologie végétale nous invite à regarder les arbres autrement. Penser comme un arbre (Odile Jacob) ou comment s’inspirer du comportement des arbres pour améliorer notre mode d’existence ?
Le paysagiste et romancier Gilles Clément dépeint dans Le grand B.A.L. (Actes Sud) un futur inquiétant : après de violents conflits, la biodiversité se retrouve entre les mains d’un consortium international.
Douglas Kennedy signe le dernier volume de sa trilogie La symphonie du hasard (Belfond). Après une escapade irlandaise, l’écrivain américain nous emmène sur la côte Est des États-Unis où l’on retrouve Alice, son héroïne, en quête de sérénité.
Enfin, j’accueillerai la romancière italienne Silvia Avallone. Dans un nouveau roman coup de poing (et coup de cœur), La Vie parfaite (Liana Levi), elle dresse le portrait d’une jeunesse exclue de la course au bonheur, désabusée, et confrontée à l’adoption et à la maternité
À jeudi !

Jeudi 26 avril 2018
Cette semaine, La Grande Librairie est d’humeur vagabonde et vous invite à parcourir le monde !
Un voyage dans le temps avec Sylvain Tesson. Du bord de la mer Égée, où il s’est retiré pour écrire, l’écrivain-voyageur nous invite à le suivre sur les traces de l’auteur de L’Iliade et L’Odyssée. Un été avec Homère (Éditions des Équateurs).
Une maison, des souvenirs et des fouilles mystérieuses… C’est le décor du nouveau roman de Philippe Djian, À l’aube (Gallimard). Le romancier nous emmène sur la côte Est des États-Unis, en Nouvelle-Angleterre. Une intrigue familiale entre ombres et lumière.   
Direction le Tibet, Dans les pas d’Alexandra David-Néel (Stock), première exploratrice à avoir franchi clandestinement, en 1924, 1800 kilomètres de montagnes et de vallées, entre Yunnan en Chine et Lhassa. Un exploit. Éric Faye et Christian Garcin retracent ce parcours exceptionnel.
Comment redécouvrir la Terre au XXIème siècle ? C’est la question posée par Cédric Gras dans Saisons du voyage (Stock). L’écrivain s’interroge sur notre manière de voyager et se souvient de ses échappés dans les Andes et en Eurasie.
Enfin, Le cœur content (Gallimard). Premier roman d’une jeune femme prometteuse, Nanoucha Van Moerkerkenland. Une aventure amoureuse sur les attentes et les désillusions de trois jeunes amants.
 
Jeudi 19 avril 2018 :
Cette semaine dans La Grande Librairie, ‘’trois femmes puissantes’’ : Toni Morrison, Christiane Taubira et Benoîte Groult racontée par sa fille.
Rencontre exceptionnelle avec l’écrivain culte Toni Morrison, prix Nobel de littérature, à New York. La romancière revient sur son parcours, ses engagements, la question du racisme et la libération de la parole des femmes après l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo. Elle vient de publier L’origine des autres (Éditions Christian Bourgois), formidable essai sur le racisme et l’altérité à travers la littérature. Interview exclusive.
Une autre femme révoltée, Benoîte Groult. Romancière, journaliste, militante, son œuvre est indissociable de ses combats en faveur du droit des femmes. Aujourd’hui Blandine de Caunes, sa fille, publie Journal d’Irlande (Grasset), le dernier projet de sa mère, interrompu par la mort en 2016. Le récit de 23 étés bercés par la mer, la pêche, les amis et les amours…
Enfin, Christiane Taubira, auteur et lectrice. Retirée de la politique, c’est l’amoureuse des mots qui viendra nous faire partager sa passion des livres et des auteurs. Elle publie Baroque sarabande (Philippe Rey). D’Aimé Césaire à René Char en passant par Simone Weil, une véritable ode à la littérature.
À jeudi !

 

Jeudi 12 avril 2018 :
Toute vérité est-elle bonne à dire ? Réponse dans  La Grande Librairie en présence d’un philosophe, d’une sociologue et d’un romancier… et d’un comédien…
Pierre Arditi lit ce qu’il aime. C’est le titre du spectacle que cet amoureux des mots donne au Théâtre du Rond-Point du 4 au 28 avril. Trois grands cycles de lectures consacrés à Jean-Michel Ribes, Yasmina Reza, Philippe Delerm et Michel Onfray.
Michel Onfray, justement, sera à ses côtés. Il publie Solstice d’hiver (Éditions de l’Observatoire), dans lequel il rassemble les passages les plus accablants du journal inédit d’Alain, et cherche à comprendre comment le philosophe pouvait être à la fois humaniste et empreint de relents antisémites.
Plongées vertigineuses dans les vies ordinaires avec Régis Jauffret. Onze ans après Microfictions, l’écrivain renouvelle l’expérience avec Microfictions 2018 (Gallimard). 500 récits grinçants et drôles sur notre époque et ses désillusions.
D’une photo perdue, la sociologue Nathalie Heinich livre une réflexion sur l’identité et ses origines dans Une histoire de France (Les impressions nouvelles). L’histoire nationale à travers le destin de deux familles d’exilés.
Enfin, le grand romancier John le Carré. Il nous reçoit sur ses terres en Cornouailles à l’occasion de la sortie de L‘héritage des espions (Seuil). Il revient sur ses années passées dans les services secrets, nous raconte comment il est passé de l’espionnage à la littérature, évoque Trump et Macron, et nous confie pourquoi, à 86 ans, l’envie de raconter des histoires est toujours aussi forte… Un événement.

 

Jeudi 5 avril 2018 :
Cette semaine dans La Grande Librairie, les écrivains nous ouvrent leurs albums de famille.
Daniel Pennac publie Mon frère (Gallimard). Un témoignage fort et tendre sur l’absence et le manque. L’écrivain s’adresse à ce frère disparu il y a 10 ans mais qui, depuis, ne cesse d’être à ses côtés.
Je recevrai également, Danièle Sallenave pour L’églantine et le muguet (Gallimard). De retour en Anjou, l’académicienne revisite les lieux familiers de son enfance et questionne l’héritage républicain reçu de ses parents instituteurs, au milieu du siècle dernier. 
Dans 15 ans, les deux tiers de la population française vivront en ville. Faut-il s’en réjouir ou le déplorer ? Réponse en présence d’Erik Orsenna et du paysagiste et architecte Nicolas Gilsoul. Ensemble, ils signent Désir de villes (Robert Laffont).
Des villes… et des champs ! Dans La Fraîcheur de l’herbe (Fayard), le grand historien Alain Corbin retrace l’aventure de l’herbe de l’antiquité à nos jours, à travers la littérature et l’histoire. Une promenade sensible et champêtre.
Enfin, rencontre exceptionnelle en Californie avec l’écrivain culte Jonathan Franzen. L’auteur des Corrections se livre comme rarement. Il évoque Donald Trump, l’environnement, le rôle de l’écrivain, l’humour… et revient sur Phénomènes naturels (Éditions de l’Olivier) sorti aux États-Unis en 1992 et récemment traduit en France. Interview exclusive.
 
Jeudi 29 mars
Du mystère, de l’aventure et du polar. Cette semaine La Grande Librairie mène l’enquête.
Prix Nobel de littérature 2008, Jean-Marie Gustave Le Clézio publie Bitna, sous le ciel de Séoul (Stock). L’histoire d’une rencontre entre Bitna, une étudiante fauchée, et Salomé, une femme seule et gravement malade. Des histoires vraies, d’autres imaginaires qui mêlent souvenirs, réalité et rêverie.
À ses côtés, Patrick Boucheron. L’historien signe la préface de L’homme qui se prenait pour le roi de France de Tommaso di Carpegna Falconieri. Une véritable enquête historique et une incroyable aventure picaresque.
Un autre voyage, sur les traces d’une civilisation disparue cette fois-ci. Douglas Preston retrace son périple au cœur de la forêt du Honduras aux côtés d’une équipe de scientifiques pour lever le voile sur les mystères de La Cité perdue du dieu singe (Albin Michel). 
Enfin, deux polars :
Jean-Christophe Rufin. Il signe Le suspendu de Conakry (Flammarion), un polar qui nous plonge dans les coulisses de la diplomatie à l’étranger avec Aurel Timescu, un consul de France désorienté. Le premier volume d’une trilogie. 
Caryl Férey. Avec Plus jamais seul (Gallimard), l’écrivain revient avec son personnage fétiche : l’ancien policier borgne et déjanté, Mc Cash.
À jeudi !
Jeudi 22 mars 2018 : La beauté et la vie. 
C’est la beauté qui sauvera le monde… David Foenkinos, Prix Renaudot et Prix Goncourt des Lycéens, publie Vers la beauté (Gallimard). L’histoire d’un homme meurtri qui décide de tout quitter et tente de trouver une consolation dans l’art.
À ses côtés, le romancier Dany Laferrière signe un « roman dessiné » écrit à la main dans lequel il ré-invente son arrivée d’Haïti et Montréal dans la capitale française. Autoportrait de Paris avec chat (Grasset) est une ode à la vie parisienne.
François Morel propose un récit touchant sur les amours de jeunesse avec C’est aujourd’hui que je vous aime (Les Éditions du Sonneur). 
Le romancier canadien David Goudreault sera également sur le plateau pour la sortie en France de son premier roman La bête à sa mère (Philippe Rey). Le récit d’un homme révolté et marginal à la recherche d’une mère dont il a été séparé à l’âge de sept ans. 
Deux histoires de renaissance : Antoine Audouard signe Partie gratuite (Robert Laffont) dans lequel il évoque son AVC et son retour à la vie tandis qu’Adélaïde Bon, victime d’un viol à l’âge de neuf ans, retrace son parcours et sa lente reconstruction grâce aux mots dans La petite fille sur la banquise (Grasset). 
À jeudi !
 Jeudi 15 mars 2018
  Livre Paris 2018 , Cette semaine, La Grande Librairie accueille Le Roi « Lire » : Bernard Pivot.  Il viendra nous « apostropher » sur les plaisirs de la lecture.
L’art et la manière de lire racontés par un père et sa fille. L’un, lecteur professionnel et l’autre lectrice amateur, Bernard Pivot et la journaliste Cécile Pivot signent pour la première fois ensemble un ouvrage : Lire ! (Flammarion). 
Dans L’Archipel du Chien (Stock), Philippe Claudel, membre de l’Académie Goncourt, imagine un récit entre le conte et le thriller. Sur une île volcanique isolée, la découverte de trois corps sème le trouble. Une fable universelle sur la nature humaine et ses travers. 
Cinq ans après le phénomène La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, Joël Dicker publie son quatrième roman La Disparition de Stephanie Mailer (Éditions de Fallois). Direction Orphea, une petite station balnéaire des Hamptons, une journaliste convaincue d’une erreur judiciaire sur un quadruple meurtre résolu vingt ans plus tôt disparaît dans des conditions mystérieuses. 
Enfin, j’accueillerai les deux lauréats des Prix Essai et Roman France Télévisions 2018 dont les noms seront dévoilés pendant l’émission. 
À jeudi ! François Busnel
   

 

Jeudi 8 mars 2018
Cette semaine, La Grande Librairie célèbre la Journée internationale des droits des femmes et vous propose de découvrir des parcours et des portraits de femmes libres et combattantes.
Dans Je ne serais pas arrivée là si… (Grasset/Le Monde), la journaliste Annick Cojean, prix Albert Londres, donne la parole aux femmes. De Virginie Despentes, Françoise Héritier, Aslı Erdoğan à Patti Smith, un recueil de 27 témoignages touchants et singuliers.
À ses côtés Lionel Duroy. Dans Eugenia (Julliard), l’auteur s’éloigne de ses récits autobiographiques pour s’intéresser au destin d’une héroïne romanesque. Eugenia, ou le combat d’une femme contre l’injustice, au seuil de la Seconde Guerre Mondiale.  
Dominique Sylvain publie Les infidèles (Viviane Hamy). Un roman noir sur l’adultère et l’infidélité. Trois portraits de femmes pour un polar explosif sur l’amour au temps d’internet.
Entre « Ultra Moderne Solitude » et « Desperate Housewives », la romancière Nathalie Kuperman livre dans Je suis le genre de fille (Flammarion), le récit désopilant d’une femme moderne rongée par la culpabilité.
Un si beau diplôme ! (Gallimard), le récit autobiographique de Scholastique Mukasonga. Comment échapper aux tensions raciales qui sévissent au Rwanda ? Pour la romancière, prix Renaudot 2012, ce seront les études et l’exil. Un périple qui nous mènera du Burundi à la France.
Enfin, nous vous emmènerons en Californie à la rencontre de l’écrivain Gabriel Tallent. My Absolute Darling (Gallmeister), son premier roman, véritable best-seller dès sa parution aux États-Unis, raconte l’histoire bouleversante et violente d’une jeune fille de 14 ans dans l’Amérique d’aujourd’hui. Notre coup de cœur ! A jeudi François Busnel .
 
Jeudi 1er mars 2018
Que nous réserve l’avenir ? Cette semaine, La Grande Librairie accueille des romanciers, des scientifiques, et des philosophes pour y voir plus clair et vous inspirer.   
Joël de Rosnay revient sur la nouvelle révolution en biologie, l’épigénétique. Dans La symphonie du vivant (Les liens qui libèrent), il montre que chacun d’entre nous peut devenir le chef d’orchestre de son propre corps.
À ses côtés, Étienne Klein : il explore les points de rencontre entre physique et psychologie dans son essai Matière à contredire (Éditions de l’Observatoire). 
Le philosophe André Comte-Sponville nous dira comment bien vivre dans le monde que ces scientifiques nous préparent : son nouvel essai, L’inconsolable et autres impromptus (PUF), évoque la nature, la solitude, la musique… 
L’écrivain baroudeur Patrice Franceschi, prix Goncourt de la nouvelle l’an dernier, vous donnera ses Dernières nouvelles du futur (Grasset). Il dépeint avec humour et tendresse l’avenir incertain d’une humanité désorientée. 
Enfin le grand neurologue Lionel Naccache signe avec sa femme, la romancière Karine Naccache, un passionnant décryptage des mécanismes du cerveau : mémoire, émotions, conscience et langage. Parlez-vous cerveau ? (Odile Jacob)  À jeudi ! François Busnel

 

Jeudi 22 février 2018
Cette semaine, la Grande Librairie vous propose un voyage au cœur de l’intime.
François Cheng, l’académicien et poète publie Enfin le royaume (Gallimard). Un recueil à la gloire du quatrain. Il y célèbre la vie, la nature et la bienveillance.
À ses côtés, le psychiatre et psychothérapeute, Christophe André. Il publie La vie intérieure (L’Iconoclaste), un recueil de chroniques autour de la connaissance de soi. 
Suite aux Rencontres Philosophiques de Monaco, le philosophe  Robert Maggiori et Charlotte Casiraghi ont choisi de mettre par écrit le fruit de leurs échanges avec Archipel des passions (Seuil). Un ouvrage écrit à quatre mains entre un professeur et son élève.
Dans Si nous ne brûlons pas (Éditions des Équateurs), Justine Bo retrace le parcours d’une jeune femme en quête d’identité. Un road movie qui nous entraine de la côte Atlantique au Proche-Orient en passant par les États-Unis.
Enfin j’accueillerai Benjamin Pitchal à l’occasion de la sortie de son premier roman « La classe verte » (Gallimard). L’histoire virevoltante d’un jeune homme à la dérive sauvé par la poésie.    À jeudi ! François Busnel
Jeudi 8 février 2018
La philosophe et essayiste Élisabeth Badinter ne s’était pas exprimée depuis l’affaire Weinstein. Elle a choisi La Grande Librairie pour faire entendre sa voix et dialoguer avec d’autres écrivains sur la place des femmes dans ce nouvel ordre amoureux.
À ses côtés, l’historien Georges Vigarello. L’auteur de Histoire du viol et Histoire de la virilité, publie La Robe (Seuil) et poursuit son étude et sa réflexion sur l’histoire des représentations et pratiques du corps
Je recevrai également l’essayiste Fatiha Agag-Boudjahlat. Dans Le grand détournement (Éditions du Cerf), elle décrypte les conséquences du communautarisme sur les idéaux féministes.
Enfin, l’écrivaine Belinda Cannone. Le 9 janvier dernier, dans une tribune parue dans Le Monde, elle saluait les mouvements de protestation contre le harcèlement. L’auteure de S’émerveiller (Stock) reviendra sur cette révolte « post-Weinstein », dont elle se réjouit.   À jeudi ! François Busnel

 

Jeudi 1er février 2018
Cette semaine, La Grande Librairie vous propose quelques bulles d’oxygène et quelques bulles de champagne, un peu de légèreté et de fantaisie pour parler des choses de la vie…
Juillet 1518, une épidémie étrange s’abat sur Strasbourg. Pris d’hystérie collective, des centaines de personnes dansèrent jusqu’à l’épuisement. Jean Teulé revisite cet épisode mystérieux et fascinant de l’histoire française avec Entrez dans la danse (Julliard).
 Olivier Bourdeaut. dans son second roman Pactum salis (Finitude), il raconte l’amitié entre deux personnages que tout oppose. Un portrait croisé dans une atmosphère de polar.
Quand l’acteur rencontre l’écrivain. Jacques Weber rend hommage à Gustave Flaubert dans son dernier ouvrage Vivre en bourgeois, penser en demi-dieu (Fayard).
Faïza Guène publie Millénium blues (Fayard). À travers Zouzou, son personnage principal, elle fait le portrait d’une génération bousculée par l’arrivée du nouveau millénaire.
 Éric Holder pour son nouveau roman La belle n’a pas sommeil (Seuil) dans lequel on suit les émois et le quotidien d’Antoine, un bouquiniste du Médoc contemplatif et solitaire. Mon coup de cœur !  À jeudi ! François Busnel
 
Jeudi 25 janvier 2018 Écrire sa vie ou celle de sa famille ? Oui, mais comment ? Sous quelle forme ? Mémoires, autobiographie, enquête, récit, fiction, égo-histoire… La Grande Librairie vous emmène au cœur de la création littéraire.
Yves Coppens, le découvreur de Lucy, paléo-anthropologue célébré dans le monde entier, publie enfin ses mémoires. Dans Origines de l’Homme, origines d’un homme (Odile Jacob), il rassemble quatre-vingts ans de souvenirs : ses recherches, ses voyages et ses rencontres.
Jérôme Garcin exhume l’histoire de sa famille, qui pendant six générations a exercé la médecine dans Le syndrome de Garcin (Gallimard).
Tandis que Colombe Schneck rend hommage à son père, disparu lorsqu’elle avait une vingtaine d’années dans Les guerres de mon père (Stock).
L’historien Ivan Jablonka nous embarque dans le camping-car (Seuil) de son enfance et propose un essai d’égo-histoire à la manière de son précédent livre, Laëtitia.
Enfin, Frédéric Beigbeder parle de lui à la première personne et avec fantaisie dans Une vie sans fin (Grasset). L’écrivain, désormais père de famille, part à la conquête de l’immortalité. A jeudi ! François Busnel
 
Jeudi prochain, le 11 janvier à 20h50, La Grande Librairie vous offre une rentrée littéraire exceptionnelle ! J’accueillerai, en exclusivité, Paul Auster à l’occasion de la sortie de son nouveau roman 4 3 2 1 (Actes Sud). Et pour la première fois à la télévision, il sera en plateau avec sa compagne, la romancière Siri Hustvedt.
Paul Auster n’avait pas publié de roman depuis 7 ans. Avec 4 3 2 1 (Actes Sud), il signe son grand retour et l’un de ses meilleurs romans. Un roman dans lequel il imagine les quatre versions d’une même vie. Paul Auster vous pose cette question : que serait devenue votre vie si…? Le résultat est vertigineux. Ce sera également l’occasion de revenir en détail sur l’œuvre de l’écrivain.
À ses côtés, Siri Hustvedt. En attendant la sortie des Mirages de la certitude, le 7 mars prochain (Actes Sud), je vous propose de revisiter une œuvre singulière, traduite en 36 langues et dont tous les livres sont disponibles en collection de poche (Babel).
Olivier Adam  publie un nouveau et très beau roman, Chanson de la ville silencieuse (Flammarion), c’est l’un de mes coups de coeur de la rentrée.
Isabelle Carré  publie son premier roman et c’est l’une des révélations de cette rentrée littéraire. Avec Les Rêveurs (Grasset), la comédienne signe un portrait de famille – la sienne – drôle, déjanté, bouleversant. 
Enfin, j’accueillerai Philippe Delerm qui nous parlera avec poésie des « petites phrases » du quotidien à l’occasion de la parution de son recueil de textes courts Et vous avez eu beau temps ? (Seuil).  À jeudi !  François Busnel
 
Cette semaine, jeudi 19 octobre 2017 :
Vous préférez un bon film ou un bon livre ? Plus besoin de choisir ! La Grande Librairie célèbre les noces de l’écrit et de l’écran avec des écrivains qui vénèrent le cinéma et qui sont passés maîtres dans l’art du suspense.
Je reçois Joann Sfar qui signe Vous connaissez peut-être (Albin Michel), un roman autobiographique et dérangeant.
Également sur ce plateau : Yannick Haenel pour Tiens ferme ta couronne (Gallimard), odyssée rocambolesque et poétique à la poursuite de Moby Dick.
Après Code 93, Territoires et Surtensions, l’ex flic, écrivain et scénariste Olivier Norek, publie un nouveau polar sensible et saisissant : Entre deux mondes (Michel Lafon).
La romancière et réalisatrice Delphine Coulin retrace le destin de six enfants réfugiés près de Calais dans Une fille dans la jungle (Grasset).
Enfin, Laurent Lafitte de la Comédie Française et Pierre Lemaître, prix Goncourt 2013, pour l’adaptation à l’écran de son roman éponyme Au-revoir là-haut (Le Livre de Poche).
A jeudi sur France 5 !
  » Prévenez vos amis et vos proches : le jeudi, c’est Grande Librairie !  » François Busnel
ÉVÉNEMENTS de La Rentrée Lit

 

 

Mon premier invité, Philippe Besson signe le livre dont tout le monde parle et que personne n’a encore lu, sur l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron. Un personnage de roman (Julliard) est à découvrir en exclusivité sur le plateau de La Grande Librairie.Á ses côtés, je reçois deux romanciers engagés : la lauréate du Goncourt 2016 Leila Slimani pour Sexe et mensonges. La vie sexuelle au Maroc (Les Arènes) et Kamel Daoud avec Zabor ou Les psaumes (Actes Sud).Léonor de Récondo sera également mon invité. Avec Point Cardinal (Sabine Wespieser) la jeune romancière interroge sans voyeurisme et avec courage le mystère de l’identité. Mon coup de coeur !Comment imaginer une rentrée littéraire sans Amélie Nothomb ? Elle nous rejoindra pour évoquer son nouveau roman, Frappe-toi le coeur (Albin Michel), un conte empli d’humilité sur la jalousie d’une mère envers sa fille.Rendez-vous, donc,l jeudi , pour une nouvelle saison de La Grande Librairie…

 

Cette semaine, jeudi 29 septembre  La Grande Librairie a rendez-vous avec l’HISTOIRE ! 
C’est l’un des événements de la rentrée littéraire. Marc Dugain revisite l’histoire tragique des Kennedy dans un thriller paranoïaque et captivant : Ils vont tuer Robert Kennedy (Gallimard).
Alice Zéniter pour L’art de perdre (Flammarion) ; grand roman autour de la guerre d’Algérie.
Gaëlle Nohant pour Légende d’un dormeur éveillé (Héloïse d’Ormesson) dont le héros principal est le poète Robert Desnos.
Mon prochain invité, l’écrivain, psychologue et ethnopsychiatre Tobie Nathan signe Les âmes errantes (L’Iconoclaste). Un essai rare, poignant, sur l’importante et épineuse question de la radicalisation des jeunes, qu’il a intimement côtoyés pendant trois ans. 
Enfin, le témoignage exceptionnel de Philippe Sands. L’avocat international franco-britannique publie Retour à Lemberg (Albin Michel), une enquête magistrale sur les enfants de bourreaux. Il sera accompagné par Niklas Frank, fils de l’un des personnages de son livre : Hans Frank ; ministre du Troisième Reich et Gouverneur général de Pologne.
À jeudi sur France 5 !
  » Prévenez vos amis et vos proches : le jeudi, c’est Grande Librairie !  » François Busnel

Qui sont les véritables insoumis ? Les vrais indociles ? Cette semaine, La Grande Librairie donne la parole aux dissidents, aux résistants, à ceux qui appellent même à la désobéissance civile.

Je recevrai la romancière turque Asli Erdoğan, qui vient d’être enfin autorisée à quitter son pays, la Turquie, où elle avait été arrêtée sous l’accusation de terrorisme. Icône de l’insoumission, elle racontera ce qu’elle a vécu ces derniers mois.

Erik Orsenna revisite l’œuvre de La Fontaine, plus subversif et insoumis qu’on ne le croit dans La Fontaine, une école buissonnière (Stock). Michel Onfray fait l’éloge de Henry David Thoreau, pionnier de la désobéissance civile avec Vivre une vie philosophique. Thoreau le sauvage (Le Passeur).

Avec eux, le romancier et philosophe Frédéric Gros qui après Possédées (Albin Michel) propose un précis de désobéissance Désobéir (Albin Michel / Flammarion) et Kaouther Adimi pour son troisième roman, Nos richesses (Seuil) qui revisite le destin de la librairie Charlot à Alger.

Enfin Delphine Minoui, grand reporter, raconte l’incroyable histoire de la résistance des Syriens par les livres dans Les passeurs de livres de Daraya. Une bibliothèque clandestine en Syrie (Seuil).

A jeudi sur France 5 !

Cette semaine, jeudi 12 octobre   La Grande Librairie a rendez-vous avec les Secrets de Famille  ! 

Toutes les familles ont leurs secrets… Et bien souvent, cela donne de la littérature !Cette semaine, je reçois Perrine Desproges, la fille de l’immense Pierre Desproges pour Desproges par Desproges (Éditions du courroux) qui donne le coup d’envoi des célébrations du trentième anniversaire de la disparition de cet artiste iconoclaste que je tiens personnellement pour un véritable écrivain.Avec elle, un admirateur inconditionnel de Desproges : François Morel. Il publie un recueil de ses billets d’humeur, Jamais la même chose. Chroniques 2015-2017 (Denoël).Également sur ce plateau: Saphia Azzeddine. Dans son dernier livre, Sa mère (Stock), la romancière retrace la vie de Marie-Adélaïde, née sous X, à la recherche de sa mère.

Avec Mistral perdu ou les évènements (JC Lattès), Isabelle Monnin livre un récit intime sur sa relation avec sa sœur décédée à l’âge de 26 ans.
Christophe Honoré publie Ton père (Mercure de France), un roman autobiographique fort sur l’homoparentalité.
Enfin, Alexandre Jardin signe la suite de la grande saga des Jardin avec Ma mère avait raison (Grasset).

A jeudi sur France 5 !    François Busnel

 

40 ans / 40 romans Marathon romanesque

40-ans-40-romans-portait-Web-resize400x567 40 ans / 40 romans  Marathon romanesque
Au cœur de la rentrée littéraire, l’anniversaire du Centre Pompidou est l’occasion   rêvée de porter un regard sur quarante ans de création romanesque.
40 ans / 40 romans, une équation impossible à résoudre si l’on songe à ce que la littérature compte comme chefs-d’œuvre au cours de cette période. Et pourtant, nous nous sommes prêtés au jeu, en en oubliant certains, en en préférant d’autres et en assumant l’aspect subjectif d’une liste qui aurait pu être tout à fait différente. Même imparfaite et lacunaire, la liste des quarante titres retenue montre l’incroyable diversité des livres qui portent l’étiquette de romans
Quoi de commun en effet entre les expérimentations formelles de Georges Perec, l’inventivité du roman graphique d‘Art Spiegelman, l’interrogation sur la signification du monde de Claude Simon, la subversive contemporanéité de Michel Houellebecq, les interrogations intimes de Christine Angot ou de Philippe Forest, l’exploration historique de Sebald ou de Jean Echenoz, la vision post-exotique d’Antoine Volodine ? Quel point commun entre la veine fantastique d‘Haruki Murakami, le roman poétique – et politique – de Roberto Bolaño, la prose aux accents sociologiques d’Annie Ernaux et la transgression littéraire selon Salman Rushdie ? Pas grand-chose en réalité, si ce n’est une certaine idée de la création romanesque, comme outil de compréhension du monde et de soi-même… et le recours à une forme mouvante et mondiale, appelée roman, qui ne cesse de se réinventer, faisant écho à la phrase célèbre de Somerset Maugham : « Il y a trois règles à respecter pour écrire un roman. Malheureusement, personne ne les connaît ».
 
Un tour du roman en 40 titres avec des écrivains, traducteurs, artistes, comédiens, éditeurs, libraires, journalistes, universitaires, étudiants, lycéens et lecteurs, sur scène, pour des échanges joyeusement polyphoniques. 

JC Rufin entre dans Le Petit Larousse

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Les nouveaux mots et les nouvelles têtes du dictionnaire Petit Larousse

  • Par Mohammed Aïssaoui ( extrait Le Figaro 30/05/17)

150 nouveaux termes et 50 personnalités entrent dans l’édition 2018 du fameux dictionnaire. Emmanuel Macron, Jean-Christophe Rufin, Catherine Frot, Véronique Sansson pour les noms propres. «Ubérisation», «déradicalisation», «bisounours» et «hipster» pour les noms communs.

Pierre Larousse aurait deux cents ans aujourd’hui. Il aurait été heureux de voir le chemin parcouru par son petit Dictionnaire de la langue française publié en 1856. Le linguiste Bernard Cerquiglini souligne que le lexicographe qui avait d’abord été un instituteur et un pédagogue hors pair avait un but aussi simple qu’ambitieux: «Répandre l’esprit des Lumières en diffusant le savoir, faire reculer l’ignorance et les préjugés, œuvrer au progrès démocratique, telle était l’ambition de Pierre Larousse, fils de forgeron et de cabaretière. Au bout de deux cents, cet esprit reste moderne. Larousse, c’est notre contemporain.»

L’édition de 1856 occupait 700 pages en petit format, la dernière a plus de 2000 pages en format largement agrandi. L’édition 2018, à paraître le 20 juin, accueille 150 mots nouveaux, sens et expressions. «Ce sont des termes qui suivent l’évolution de la langue française, qui collent à notre époque. Des mots qui font partie de notre quotidien et qui ont dépassé les phénomènes de mode», explique Carine Girac-Marinier, directrice du département Langue française et Encyclopédies des éditions Larousse lors de la présentation dans «le plus ancien café du monde», Le Procope, à Paris. Par ailleurs, dans la partie «noms propres», il y aura cinquante personnalités nouvelles, avec un milieu culturel et artistique particulièrement représenté.

Voici, domaine par domaine quelques mots nouveaux.

Le monde de l’économie et de la société est particulièrement friand en nouveaux termes. Cela en dit long sur notre société. Le mot ubérisation (remise en cause du modèle économique d’une entreprise ou d’un secteur d’activité par l’arrivée d’un nouvel acteur proposant les mêmes services à des prix moindres) entre en même temps que Fonds vautour (fonds d’investissement spécialisé dans le rachat à bas prix des dettes de l’État ou d’entreprises en difficulté). Dans la nouvelle édition, on trouvera aussi Disruptif, adjectif, se dit d’une entreprise, d’un produit, d’un concept qui créent une véritable rupture au sein d’un secteur d’activité en renouvelant radicalement son fonctionnement. Plus étonnant, l’adjectif autoréalisateur est une prédiction tendancieuse qui influe sur les comportements de telle sorte que ce qu’annonçait la prédiction finit par advenir!

«Dématérialisé», «Génération boomerang» et «permaculture»: mots de notre époque

Un mot de notre époque, encore? Génération boomerang : ces adultes qui, après avoir quitté le domicile parental, sont contraints de revenir pour des raisons financières (perte d’emploi, divorce, etc.). Ou, encore, hors-sol, nom et adjectif invariable: personne ou groupe complètement déconnecté des réalités et des contraintes.

Cette année, on rencontre également e-sport, gameur, hipster, souplex (sous-sol en duplex), spoiler, de l’anglais gâcher: révéler un élément clé de l’intrigue.

Autres nouveaux entrants: droit-de-l’hommisme (le nom et son adjectif droit-de-l’hommiste) ; hacktivisme (mélange d’hackeur et d’activisme) ; storytelling (technique de communication politique, marketing ou managériale qui consiste à promouvoir une idée, un produit, une marque) ; Dazibao, kamishibaï (du japonais théâtre de papier) ; showcase ; matinalier (journaliste assurant la présentation d’une matinale à la radio ou à la télévision) ; déradicalisation ; infobésite (information et obésité).

Les mutations informatiques ont donné dématérialisé, gif ou GIF et phablette (de phone et tablette)

Les nouvelles tendances culinaires et gastronomiques sont toujours présentes, avec notamment kale (mot anglais), un chou vert frisé et teriyaki (mot japonais) mode de préparation d’un aliment.

Idem pour les enjeux environnementaux: permaculture (qui vient de l’anglais), un mode d’agriculture fondé sur les principes du développement durable ; mais aussi épisode cévenol (phénomène caractérisé par de fortes pluies continues tombant en automne sur le massif des Cévennes.

La francophonie fournit son lot habituel d’une dizaine de termes. La Réunion est à l’honneur avec barachois (cirque peu profonde), boucané (viande fumée) et barreauder (garnir de barreaux).

Le registre courant, familier ou régional apporte sa dose d’humour, toujours bienvenue. L’édition 2018 fait place à bisounours mot et adjectif invariable: souvent péjoratif, personne d’une grande naïveté. Ou rouméguer (du Sud- Ouest), personne manifestant son mécontentement, comme s’il n’y avait pas assez de mots comme cela pour dire quand ça ne va pas!

Les nouvelles têtes du Petit Larousse

L’écrivain Jean-Christophe Rufin était déjà devenu immortel en étant élu à l’Académie française en 2008. Il l’est encore plus en faisant son entrée dans le sacro-saint Petit Larousse. Sa «promo» est de haute volée: les cinéastes Olivier Assayas et John Carpenter, le philosophe Étienne Balibar ; les écrivains Boualem Sansal, Alain Mabanckou, Richard Ford et Marie Darrieussecq, l’historien Michel Winock; les acteurs Morgan Freeman, Catherine Frot; Stanley Lieber, scénariste et éditeur de bandes dessinées américain, et Cosey, le «petit» Français; le couturier Emmanuel Ungaro, la chanteuse Véronique Sanson, la danseuse étoile Aurélie Dupont, la soprano Patricia Petitbon qui a déjà un astéroïde à son nom!

Il a fallu un petit exploit technologique pour intégrer, en dernière minute, dans la partie «noms propres» le nouveau président de la République élu le 7 mai. Emmanuel Macron y figure à quatre reprises, avec, de plus sa photo. «Nous avons bloqué plusieurs cahiers à imprimer, car le président se trouve dans la partie «noms propres», bien sûr, mais aussi dans la partie Histoire et dans l’album de photographies des présidents de la Ve République», raconte Carine Girac-Marinier.